Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Fév 12

Le CerPhi dans les médias – Interview d’Antoine Vaccaro par la FMSH

A l’occasion de la sortie du livre de Fabrice Jaumont « Partenaires inégaux » (Éditions de la FMSH), la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) a interviewé Antoine Vaccaro, président du CerPhi, sur sa vision de la philanthropie aujourd’hui.

Parmi les questions qui lui ont été posées :

  • La philanthropie a-t-elle évolué ces dernières années ?
  • La philanthropie est-ce vraiment utile ?
  • Qu’est-ce que le « devoir d’ingérence positive » ?
  • Y a-t-il un modèle anglophone/francophone de philanthropie ?
  • Les Français sont-ils généreux ?

> Voir l’interview

Copyright photo : FMSH 2018

Jan 30

Le CerPhi dans les médias – Baisse de la générosité des Français, un problème de fiscalité ou déficit de récit ? – Un article d’Antoine Vaccaro sur le site Défis Humanitaires

Antoine Vaccaro, Président du CerPhi
Dans cet article publié sur le site Défis Humanitaires, Antoine Vaccaro, Président du CerPhi, livre son analyse sur la baisse des dons en 2018 et sur les perspectives de la générosité en France. Il aborde les raisons de cette tendance à la baisse, les évolutions récentes de la collecte de fonds et les formes de dons innovantes qui émergent aujourd’hui.

L’année qui vient de s’écouler a été douloureuse pour les associations et les fondations qui font appel à la générosité du public, peu habituées à une telle inversion de tendance.

C’est la première fois, depuis que l’indicateur de la générosité des Français est mesuré, que celui-ci montre une baisse des dons.

La sidération des dirigeants associatifs est à la hauteur :
– de la chute des dons en lien avec la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF),
– du non report des dons ISF vers l’impôt sur le revenu (IR),
– des inquiétudes liées à l’approche de l’application du prélèvement à la source et de l’augmentation du taux de la contribution sociale généralisée (CSG) applicable aux retraites.

La réponse qu’a apportée le secteur à ce phénomène, au-delà de l’action de lobbying lancée par France Générosités qui a abouti à l’obtention du versement d’un acompte, dès le mois de janvier 2019, de 60 % du montant de la déduction accordée aux contribuables donateurs sur la base de leurs dons effectués en 2017,  s’est concentrée sur les questions fiscales et la réaffirmation que le prélèvement à la source ne changeait rien à la déduction des dons et ne devait donc pas impacter la générosité. (…)

Cette sur-réaction conjoncturelle masque la tendance de fond du repli de la collecte nette. Car quand bien même les chiffres ont montré, depuis 10 ans,  une stabilité voire une légère progression de la recette brute des dons, elle n’est due qu’à un accroissement toujours plus grand des frais de collecte et de gestion de cette collecte.

La collecte des dons nette est donc probablement en baisse depuis plusieurs années, baisse masquée par la croissance des legs et des dons ISF pour les organisations qui en bénéficient.

Ce repli peut s’expliquer par de nombreux facteurs, dont :

– la défection des petits donateurs qui sont aussi de petits contribuables ;
– le décès des générations nées entre deux guerres, gros bataillons du secteur caritatif ;

mais s’ajoute à cela, une carence plus grave et inquiétante, et de plus en plus criante, d’un récit portant une vision et une ambition pour le tiers secteur. (…)

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Défis Humanitaires

Source : https://defishumanitaires.com/

Jan 30

Le CerPhi dans les médias – De plus en plus généreux ! La solidarité s’exprime sur le web – Un article publié sur le site du magazine Maxi

Cet article publié sur le site du magazine Maxi s’intéresse aux nouvelles formes de générosité qui s’expriment sur Internet. Si ce média a permis de diversifier les sources de dons pour les associations et les causes à soutenir pour les donateurs, et de faciliter l’acte de donner, il est nécessaire d’en user avec prudence pour éviter les arnaques.

Ainsi, pour Antoine Vaccaro, président du CerPhi, « Le web a permis une multiplication des dons et des causes à soutenir ». Les réseaux sociaux notamment ont vu la naissance de multiples appels à soutien pour des causes très variées. Ils ont permis de rapprocher les particuliers des causes qu’ils soutiennent. Leur soutien via Internet va en effet plus volontiers à des projets concrets et des sujets dont ils se sentent proches. Le web a aussi permis de toucher un public plus jeune moins enclin à donner via les formes de dons plus classiques que leurs aînés.

Néanmoins, la prudence s’impose car n’importe qui peut lancer un appel à la générosité sur Internet. Quelques scandales ont émaillé l’actualité récemment. Des conseils pour éviter les mauvaises surprises sont donnés à la fin de l’article.

Mais, comme le rappelle Antoine Vaccaro, « L’humanitaire est un véritable métier. Les grandes associations ont l’habitude de gérer des projets sur le long terme et sont obligées de rendre des comptes : avec elles, on est certain de la façon dont l’argent est utilisé. » Donner à de grandes associations resterait donc le moyen le plus sûr d’être généreux sans risque.

Lire l’article

Source : https://www.maxi-mag.fr/


Jan 08

Veille – Les philanthropes aiment-ils la planète ? – Un article publié sur le site La vie des idées

Dans cet article intitulé « Les philanthropes aiment-ils la planète ? Capitalisme, changement climatique et philanthropie », Edouard Morena* analyse le rôle des fondations dans la lutte contre le changement climatique. D’après lui, les fondations philanthropiques, malgré leur engagement depuis de longues années dans ce domaine, participent en réalité au maintien de l’ordre économique en cause dans la crise climatique.

Une poignée de riches fondations privées dominent le paysage de la philanthropie climatique. Bien que se présentant comme des agents neutres, ces fondations, par leurs priorités de financement et leurs approches en matière de philanthropie, prôneraient une vision du monde selon laquelle la défense de l’environnement et l’ordre économique libéral actuel seraient compatibles. Or, pour de nombreux analystes, c’est ce modèle économique qui serait responsable de l’aggravation des désordres climatiques.

L’auteur évoque l’engagement historique dans le débat climatique de grandes fondations depuis les années 80 et le renouveau apporté par les « philanthrocapitalistes » plus récemment. Si leur engagement a eu un impact significatif sur le débat climatique international, il n’a pas permis d’atténuer le changement climatique. Ces fondations auraient même une responsabilité dans l’aggravation de la crise climatique si on considère leur rôle dans l’élaboration et la promotion de l’approche non-contraignante centrée sur le marché, approche aujourd’hui dominante au niveau mondial.

Pour finir, l’auteur explique pourquoi si peu de questions ont été jusque-là soulevées sur le rôle et la responsabilité de la philanthropie climatique dans l’aggravation de la crise climatique.

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Source : https://laviedesidees.fr/

*Maitre de Conférences en science politique à la University of London Institute in Paris (ULIP)

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