Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Mai 22

Le CerPhi dans les médias – Tribune pour une fraternité nationale et universelle

Tribune pour une fraternité nationale et universelle, initiée par Coexister, Fabrique Spinoza, Fraternité Générale, Kawaa, Pacte Civique, SINGA, Unis-Cité, signée par 100 personnalités dont Antoine Vaccaro, président du CerPhi.

Intellectuels, entrepreneurs, artistes, militants associatifs, représentants politiques, citoyens, nous partageons cette conviction non seulement comme une idée commune, mais surtout comme une pratique à transmettre et une méthode, une politique à développer. Pour redonner toutes ses lettres de noblesse à la Fraternité, commençons par entendre et faire entendre que notre immense diversité construit aussi notre profonde unité. Être fraternels en citoyenneté implique de ne pas choisir entre le commun et le singulier, entre l’identité et l’altérité. Car la France est à la fois une et plurielle, à la fois unie et diverse.

Afin que la Fraternité ne reste pas un vœu pieu, 14 organisations ont impulsé un collectif, le Labo de la Fraternité, pour étudier l’état de la cohésion en France et promouvoir leurs solutions et celles des citoyens. Fondé il y a deux ans au lendemain des attentats, le Labo a décidé de publier chaque année, le 16 mai, un baromètre inédit pour mesurer l’état du lien social en France.

Publié à l’occasion de la première Journée Internationale du Vivre Ensemble dans la Paix, ce premier baromètre de la Fraternité, réalisé par OpinionWay auprès d’un échantillon de 1024 personnes représentatif de la population française pour le Labo de la Fraternité, soutenu par la Fondation Macif, révèle un indice de fraternité de 52%. Il semble que nous soyons à la croisée des chemins, entre repli sur soi et ouverture […].

Lire l’intégralité de la tribune

 

Mai 22

Veille – 30 ans de don au Canada

Le rapport « 30 ans de don au Canada », publié par la Fondation Rideau Hall en collaboration avec Imagine Canada, dresse un portrait détaillé de la générosité des Canadiens de 1985 à 2014. Un état des lieux en demi-teinte, avec des éléments positifs et d’autres plus inquiétants pour l’avenir.

Le rapport estime à 14,3 milliards de dollars le montant donné par les particuliers canadiens aux organismes caritatifs en 2014. Si la valeur réelle des dons n’a cessé d’augmenter depuis 1985, le nombre de donateurs, dans le même temps, n’a cessé de diminuer. Les dons ont pu augmenter seulement parce que le montant moyen versé par donateur a progressé, ce qui signifie que les associations dépendent d’un nombre de plus en plus restreint de donateurs.

L’importance de la génération des baby-boomers dans la contribution aux dons des 30 dernières années est indéniable (40% de tous les dons depuis 2000). 74 % des sommes sont versées par des donateurs de 50 ans et plus. Les générations X et Y donnent moins, et les habitudes de la génération Y, avec une proportion de donateurs et des montants donnés faibles, sont préoccupantes. Le rapport suggère que les jeunes sont disposés à donner, mais ne seraient pas sollicités de façon efficace. Il suggère également que le don s’apprend et qu’il faut encourager cet apprentissage chez les jeunes.

Le rapport met aussi en évidence une participation importante des néo-Canadiens à la générosité du pays. Le montant moyen annuel de leurs dons est de 672 $ contre 509 $ pour les Canadiens de naissance. Ce groupe représente un grand potentiel pour les organismes caritatifs en sachant mieux les solliciter et en instituant avec eux une relation de confiance.

Concernant les causes soutenues par les Canadiens, les trois quarts de tous les dons sont accordés aux quatre grandes causes que sont la religion (41%), la santé (13%), les services sociaux (12%) et le développement international (10%).

> Télécharger le rapport
Plus d’informations sur le site d’Imagine Canada
Site de la Fondation Rideau Hall

 

Mai 21

Veille – Education et fiscalité, ressorts de la générosité américaine – Un article de La Croix

Cet article de Didier Laurens publié par La Croix explique l’importance de la générosité américaine par deux facteurs essentiels : le fait que la philanthropie y soit érigée en valeur civique, enseignée à l’école et culturellement encouragée, ainsi qu’une fiscalité favorisant le don.

Les enfants américains sont très jeunes sensibilisés à la générosité, participent à des galas de charité, doivent parfois valider des heures de bénévolat au cours de leur scolarité pour accéder à l’université. Cela favorise la culture du « give back », c’est-à-dire le souhait de rendre à la société une partie de ce que l’on a reçu, non par l’impôt mais en faisant le choix de soutenir une association, une communauté, etc.

Par ailleurs, le statut de mécène est très valorisant aux Etats-Unis, ce qui encourage les milliardaires américains à donner de façon ostentatoire, contrairement à ce qui se passe en Europe où la discrétion est de mise.

Enfin, le système législatif et fiscal américain encourage les dons de manière importante, avec des avantages fiscaux accordés aux donateurs, ainsi qu’une liberté de choix en matière de transmission de patrimoine.

Lire l’article

 

Avr 05

Veille – La philanthropie privée au service du développement – rapport de l’OCDE

L’OCDE vient de publier un rapport intitulé « La philanthropie au service du développement ». S’appuyant sur des données mondiales comparables pour la période 2013-2015, il analyse la façon dont les fondations privées (143 couvertes par l’enquête) s’engagent en faveur du développement. Il met en évidence des apports modestes des fondations philanthropiques privées en faveur de l’aide au développement par rapport à l’aide publique, mais avec un impact potentiel élevé.

Plusieurs enseignements se dégagent de ce rapport :

  • 23.9 milliards USD : c’est la somme consacrée par les fondations privées au développement au cours de la période 2013-15, soit 5 % du volume de l’aide publique au développement (APD).
  • La santé est le secteur qui bénéficie le plus de cette philanthropie privée. En 2013-15, l’aide dispensée dans ce domaine par les fondations représentait la troisième source de financement pour les pays en développement, derrière les États-Unis et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
  • La Fondation Bill et Melinda Gates représente à elle seule 49% de l’aide privée au développement.
  • 81% des apports philanthropiques proviennent de 20 fondations seulement.
  • Près des 3/4 des dons proviennent de fondations basées aux Etats-Unis, ce qui s’explique en grande partie par le volume d’aide apportée par la Fondation Bill et Melinda Gates.
  • Le Royaume-Uni (7 %), les Pays-Bas (5 %), la Suisse (2 %), le Canada (2 %) et les Émirats arabes unis (2 %) sont les pays qui arrivent ensuite dans le classement.
  • L’Afrique est la région qui bénéficie le plus de la philanthropie. Mais 67 % des apports philanthropiques sont destinés à des pays à revenu intermédiaire, à commencer par l’Inde (7 % du total), suivie du Nigéria, du Mexique, de la Chine et de l’Afrique du Sud. 
  • 86% des subventions accordées par les fondations privées le sont pour une durée de 5 ans ou moins.

Dans la continuité de ces travaux de recherche, l’OCDE a entrepris de créer un Centre de la Philanthropie qui aura pour objectif de fournir des données plus nombreuses et de meilleure qualité sur l’action philanthropique mondiale au service du développement.

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