Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Mai 02

Agenda – « Paroles de Fondations », rencontre organisée par l’Institut de France

A vos agendas ! 2ème édition de "Paroles de Fondations" sur le thème "Sauver la planète Terre, la philanthropie au secours de la biodiversité."

L’Institut de France organise le 17 juin prochain de 17h à 19h à Paris, la 2ème édition 2019 de « Paroles de Fondations » sur le thème : « Sauver la planète Terre, la philanthropie au secours de la biodiversité. » (programme à venir)

« Paroles de Fondations » est organisé par l’Institut de France pour valoriser les initiatives de philanthropie et de mécénat, et permettre aux fondations qu’il abrite et à d’autres acteurs de la philanthropie de se rencontrer.

Avr 30

Veille – Baromètre de la générosité 2018 de France générosités

France Générosité

Selon le baromètre de la générosité 2018 de France générosités, les dons aux associations et fondations d’intérêt général ont diminué de 4,2% entre 2017 et 2018. Cette baisse intervient après une progression constante des dons entre 2013 et 2017 (+ 9%). Elle est néanmoins plus faible qu’attendu, grâce à la mobilisation des donateurs sur le dernier trimestre 2018.

Les changements fiscaux introduits en 2018 (hausse de la CSG pour les retraités, transformation de l’ISF en IFI, prélèvement à la source) faisaient en effet craindre une baisse importante des dons. De nombreux acteurs du secteur philanthropique, dont France générosités, avaient alerté l’opinion publique sur les difficultés rencontrées par les organisations caritatives sur le début d’année 2018 et ont semble-t-il été entendus. Cela n’a pas empêché une baisse des dons de 4,2% sur l’ensemble de l’année, avec une mobilisation importante sur le dernier trimestre (41% des dons effectués à cette période).

94% des dons proviennent de donateurs fidèles. France générosités souligne l’importance de ces donateurs et en même temps « la fragilité d’un écosystème porté par une pyramide de donateurs âgés et une difficulté à mobiliser de nouveaux donateurs dans un contexte fiscal et social inédit. »

France générosités a souhaité mettre l’accent sur l’impact de la générosité des Français selon les domaines soutenus. La générosité privée revêt en effet une importance majeure pour le financement de certaines causes, de certains programmes et l’accompagnement de certains bénéficiaires.

En savoir plus
Source : http://www.francegenerosites.org/

Avr 29

Le CerPhi dans les médias – Notre-Dame : la grande finance au secours du patrimoine, un article de L’Echo

La destruction par un incendie d’une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a suscité un élan de générosité immédiat de la part de grands patrons et de grandes entreprises françaises qui ont annoncé leur intention de réaliser des dons importants pour financer la reconstruction du bâtiment (de l’ordre d’1 milliard d’euros au total).

Ces engagements de dons conséquents n’ont pas manqué d’engendrer des polémiques sur la capacité de ces grands donateurs à se mobiliser dans ce contexte alors que d’autres causes aussi « nobles » rencontrent des difficultés à trouver des fonds.

Cet article de L’Echo (quotidien belge d’information politique, économique, et financière) rappelle quelques faits et chiffres sur le mécénat, la philanthropie et la responsabilité sociale des entreprises en France et en Europe. L’état des lieux réalisé ici est davantage positif que négatif.

Y sont abordés notamment la loi Aillagon et la fiscalité liée au don ; l’engagement des entreprises qui choisissent le mécénat alors que le sponsoring serait plus rentable ; les différences culturelles en matière de dons.

Le mécénat, et d’une manière plus générale la philanthropie, s’il reste discret par nature, ne cesse de se développer en Europe. Le Centre d’Étude et de Recherche sur la Philanthropie dressait en 2015 un panorama de la philanthropie en Europe. Pour les 10 pays analysés, la philanthropie des particuliers s’élève à près de 25 milliards d’euros.

Lire l’article

Source : https://www.lecho.be/

Avr 08

Veille – Pourquoi les riches Indiens ne donnent pas – Un article de BBC News

Avec sa nouvelle promesse de don de 7,5 milliards de dollars, portant sa contribution philanthropique totale à 21 milliards de dollars, le milliardaire indien de l’informatique Azim Premji est devenu le plus grand philanthrope de son pays. En 2013, il avait été le premier milliardaire indien à signer le « Giving Pledge », l’initiative lancée par Bill Gates et Warren Buffet encourageant les riches du monde entier à s’engager à donner 50% de leur fortune.

M. Premji n’est pas le seul à faire preuve d’une grande générosité en Inde. Les milliardaires de l’informatique Nandan et Rohini Nilekani ont promis de donner 50% de leur fortune ; Kiran Mazumdar-Shaw, qui a fondé l’entreprise de biotechnologie Biocon, a quant à elle promis de donner 75% de sa fortune ; Tata Trusts a été la plus importante structure philanthropique indienne pendant des décennies. Et beaucoup d’autres familles financent des hôpitaux, des écoles, des cuisines communautaires, l’art et la recherche. Cependant en 2018, l’argent donné par M. Premji a compté pour 80% des dons des très riches Indiens (ceux donnant plus de 1,4 million de dollars par an).

La philanthropie indienne se développe, mais pas assez vite, d’après Deval Sanghavi, cofondateur de Dasra, une entreprise de conseil en philanthropie. La philanthropie privée en Inde a augmenté de 15% par an entre 2014 et 2018, selon le rapport de Dasra et Bain. En parallèle, ces cinq dernières années, le nombre d’ultra-riches a crû de 12% et devrait doubler d’ici 2020. Ce rapport estime qu’en comparaison du pourcentage de la valeur nette donné aux Etats-Unis, les riches Indiens pourraient donner de 5 à 8 milliards de dollars de plus chaque année. Même si les chiffres de la générosité en Inde sont sans doute incomplets du fait d’un traçage compliqué et d’une volonté pour certains donateurs de rester anonymes, le sentiment prégnant est que l’Inde pourrait faire beaucoup mieux.

Alors qu’est-ce qui freine les très riches Indiens dans leur générosité ?

Pour Ingrid Srinath, directrice du « Centre for Social Impact and Philanthropy » à l’Université Ashoka de Delhi, ce serait d’abord la peur de devoir payer des taxes supplémentaires. Par ailleurs, il n’y a que peu d’incitations fiscales au don en Inde. Et beaucoup de fortunes indiennes n’existent que depuis une génération seulement, ce qui expliquerait une frilosité à se séparer d’une partie pour l’instant.

Comment l’engagement philanthropique des très riches Indiens pourrait s’améliorer ?

Si on distingue la charité de la philanthropie, les riches Indiens contribuent plus à la charité (donner pour des actions ayant un impact à court terme) qu’à la philanthropie (donner pour des projets ayant un impact sur le plus long terme). Or, il serait nécessaire qu’il y ait davantage de philanthropes.

Il serait également souhaitable qu’ils acceptent de donner sans spécifier expressément comment doit être utilisé l’argent afin de diversifier les secteurs recevant des fonds et ne pas se concentrer presque uniquement sur un seul domaine, comme l’éducation par exemple, qui a longtemps eu la priorité.

Lire l’article (en anglais)

Source : https://www.bbc.com/

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