Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Oct 23

Le CerPhi dans les médias – Depuis sœur Emmanuelle, les plus pauvres n’ont plus de grande voix en France – Un article du Parisien

La lutte contre la pauvreté n’est plus incarnée en France par une figure emblématique. C’est ce que montre un sondage Harris Interactive publié par Le Parisien d’après lequel 53% des Français ne parviennent pas à citer d’eux-mêmes une figure hexagonale incarnant la lutte contre la pauvreté. Parmi les personnes qui parviennent à citer un nom, 19% parlent de l’abbé Pierre et 10% de Coluche.

Les formes d’engagement ne seraient aujourd’hui plus les mêmes. Selon Catherine Alvarez, directrice de l’ONG Asmae-Association sœur Emmanuelle, « la lutte est davantage incarnée par une organisation qu’une personne, elle devient aussi plus longue pour parvenir à ses fins ».

Pour Antoine Vaccaro, président du Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (CerPhi), « l’opinion publique n’a pas encore totalement fait le deuil de l’abbé Pierre et de sœur Emmanuelle. Il y a aujourd’hui beaucoup d’acteurs mobilisés, mais sans le charisme ni la force de communion de ces deux figures qui ont longtemps occupé le terrain émotionnel ».

Par ailleurs, les grandes causes prioritaires auprès de l’opinion publique semblent s’être déplacées, et la lutte contre la précarité n’est plus autant mise en avant qu’auparavant. Ainsi, poursuit Antoine Vaccaro, « c’est, notamment, la recherche médicale qui intéresse les gens. La figure emblématique y est représentée par le chercheur formidable… mais anonyme ».

Mais d’après Jean-François Colosimo, historien des religions, cette pénurie n’est que passagère et la relève devrait émerger de la jeune génération.

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Source : http://www.leparisien.fr/

 

Oct 16

Veille – Pour une philanthropie internationale francophone ambitieuse, une tribune de Charles Sellen

Dans cette tribune publiée sur le site Philanthropy in focus, Charles Sellen* fait le constat d’une philanthropie francophone peu présente sur la scène internationale, dispersée, et peu valorisée en comparaison avec la philanthropie anglophone. Il émet plusieurs propositions pour remédier à cette situation et rassembler la grande famille philanthropique francophone.

« (…) Les espaces francophones ont aujourd’hui besoin de trois stimuli. Premièrement, faire connaître et reconnaître la noblesse de l’engagement en philanthropie, qui provient du terme grec philanthrōpía (amour de l’humanité), exhumé par des penseurs humanistes français injustement oubliés : d’abord redécouvert par un érudit conseiller du roi Charles V le Sage dès le XIVe siècle, puis repris par Fénelon au début du XVIIIe siècle, enfin popularisé par les philosophes des Lumières. Deuxièmement, mettre en relation les acteurs philanthropiques francophones pour internationaliser leurs solutions expérimentées avec succès au niveau local. Troisièmement, faire œuvre d’influence sur la vision que le monde a de la contribution des acteurs privés (individus, familles, fondations, associations, entreprises) au bien commun. Notamment en s’inspirant des Anglophones qui ont une réelle capacité d’entraînement des autres aires linguistiques et culturelles : des milliardaires chinois, russes, indiens, brésiliens ont rejoint le Giving Pledge.

Pour atteindre ces trois objectifs, imaginons un réseau de cellules philanthropiques francophones qui seraient à la fois reliées les unes aux autres et autonomes, afin de préserver et stimuler leur « biodiversité ». Chacune offrirait à la société civile de son pays simultanément : une base de ressources et d’information, un pôle de recherches, un incubateur de projets innovants, un point d’ancrage pour des acteurs souvent isolés, et des opportunités de connexion internationale au sein du maillage. (…) »

*Charles Sellen est docteur en économie (Sciences Po Paris) et conduit depuis 2004 des recherches sur la philanthropie, en France et à l’international.

Lire l’intégralité de la tribune

Source : https://philanthropyinfocus.org/

 

Oct 15

Le CerPhi dans les médias – Antoine Vaccaro revient sur l’étude OCDE « La philanthropie privée pour le développement » – article publié sur le site Défis Humanitaires

Tribune libre : Antoine Vaccaro, président du CerPhi, revient sur le rapport de l’OCDE sur l’impact des fondations dans l’aide au développement.

L’étude OCDE présentée dans les colonnes de Défis Humanitaires, restituée lors de la conférence du 14 septembre dernier au MEAE (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères), appelle de ma part plusieurs commentaires et réflexions. Tout d’abord félicitons-nous de la réalisation de cette première enquête internationale, qui fait tout de même la part belle aux fondations de la sphère anglo-saxonne, pour ne pas dire américaine.

Sur 140 fondations interrogées, seules 6 françaises ont été interrogées et/ou ont répondu. Le MEAE va contribuer à combler cette lacune prochainement.

Derrière le statut de fondation, il y a évidemment des réalités diverses et notamment les typologies de fondations.

Si les fondations anglo-saxonnes et américaines sont des fondations de dotation de particuliers, en général milliardaires, les fondations du continent européen mixent des fondations de dotation de particuliers et d‘entreprises et des fondations collectrices re-distributrices et opérationnelles.

Ce qui est un distinguo nécessite d’être signalé car il révèle deux grandes modes de servir l’intérêt général. Une voie individuelle et une voie plus collective…., plus démocratique.

Car ce qui frappe, surtout, dans cette étude, c’est l’extraordinaire concentration et le poids (49 %) que représente à elle seule la fondation Bill et Melinda Gates.

Et comme à l’accoutumée, une forme de loi de Pareto se dégage qui montre qu’une vingtaine de fondations représentent 80 % de cette aide. (…)

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Défis Humanitaires

https://defishumanitaires.com/

 

Oct 08

Le CerPhi dans les médias – Les associations inquiètes pour 2018, année « très difficile pour la générosité » – Un article du Figaro Economie

Logo le figaroEn cette fin d’année 2018, les associations subissent de plein fouet les réformes fiscales et s’inquiètent d’une baisse importante des dons.

Dans cet article de Wladimir Garcin, plusieurs acteurs de la philanthropie donnent leurs éclairages sur cette période difficile pour le monde associatif : Patrice Blanc, Président des Restos du Coeur ; Frédéric Théret, Directeur du développement de la Fondation de France ; Pierre Siquier, Président de France Générosités ; et Antoine Vaccaro, Président du CerPhi.

Plusieurs de ces acteurs demandent au gouvernement de faire davantage de pédagogie pour rassurer les donateurs suite aux récentes réformes fiscales, et notamment la mise en place du prélèvement à la source.

Pour Antoine Vaccaro, Président du CerPhi, les associations font face à une triple peine : en plus des récentes réformes qui ont entraîné une baisse majeure des donations de grande taille, deux autres phénomènes impactent les dons : le décès de donateurs historiques souvent âgés d’une part, et d’autre part des donateurs jeunes ou moins fortunés affectés par une situation économique incertaine qui donnent moins.

Le profil des jeunes donateurs, n’ayant pas les mêmes comportements de dons que leurs aînés, va demander par ailleurs aux associations de développer des techniques de recrutement spécifiques.

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Source : http://www.lefigaro.fr/economie/

 

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