Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Mai 23

Le CerPhi dans les médias – Dons : la philanthropie change de visage

Cet article publié sur le site de La Croix met en avant la part de plus en plus importante des « grands » donateurs parmi les Français qui donnent à des associations.

(…) Si la générosité des millionnaires peut être très visible, Antoine Vaccaro, président du Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (Cerphi) insiste sur le rôle des grands donateurs, qui sont pour lui les personnes faisant des dons supérieurs à 10 000 € : « Ce sont ces grands donateurs qui ont fait la croissance des associations et des ONG dans la deuxième moitié du XXe siècle et qui continuent d’être très importants pour elles. En leur sein, on trouve à la fois des familles catholiques et des baby-boomers qui ont pu se constituer un patrimoine, rejoints aujourd’hui par de nouveaux profils. » (…)

On mesure l’importance de ces grands donateurs à leur poids dans la générosité en France. Selon les chiffres du Cerphi et de France Générosités, 16 % des Français qui font un don représentent 45 % du volume déclaré. « La part des grands donateurs s’accroît au détriment des plus petits, complète Antoine Vaccaro. C’est un phénomène mondial. » (…)

Site La Croix – 09/05/2021
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Source : https://www.la-croix.com

Mai 16

Le CerPhi dans les médias – Générosité des Français, cuvée 2020, bulle ou pas bulle ?

Dans cet article publié sur le site Défis Humanitaires, Antoine Vaccaro, Président du CerPhi, fait le point sur l’année écoulée concernant la générosité des Français. En cette période de crise sanitaire, ils se sont mobilisés, en continuant à donner et même en donnant plus. Le contexte a impacté les choix des causes soutenues mais a aussi encouragé les organismes d’intérêt général à innover dans leurs manières de faire appel à la générosité. Antoine Vaccaro termine en dégageant quelques perspectives pour la philanthropie dans les mois et années à venir.

Un an, « déjà », mais que cette année a été longue et pesante. Pour certains d’entre nous elle a été dramatique. Deuils, maladie, impact de crise économique et sociale aux conséquences encore difficilement estimables.

Et dans ce marasme, la générosité des français continue à croître, comme lors de chaque catastrophe humanitaire, climatique ou sanitaire.

J’avançais en avril 2020, l’hypothèse d’une bulle de générosité, comme à l’occasion de chaque catastrophe, avec une singularité, à la différence des tsunamis, des tremblements de terre ou autres conséquences de conflits, cette crise touche aussi l’ensemble de la population, dont celle habituellement donatrice. Cette dernière allait-elle se comporter comme à l’accoutumée ou bien, se replier, considérant que c’est à la puissance publique de prendre en charge un tel défi.

Et bien, force est de constater qu’une bulle de générosité s’est constituée et que les Français se sont mobilisés avec vigueur. Les premiers indicateurs montrent une croissance de la générosité du grand public de 20 %* (vs -10 % de PIB) et nous attendons les chiffres du mécénat d’entreprises qui ne devraient pas être en reste. (…)

* France Générosités https://www.francegenerosites.org/chiffres-cles/

Défis Humanitaires (03/05/2021)

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Mar 21

La Carte du Tendre numéro 27

La Carte du Tendre – mars 2021

SOMMAIRE

Edito – Bienveillance et Gratitude
1. Réalisation d’une étude mutualisée sur la communication legs

2. La bienveillance en action : l’engagement philanthropique

3. Pourquoi donne-t-on ?

4. Rapport sur les dons en Suisse 2020


Edito – Bienveillance et Gratitude

Nous avons, pour un certain nombre d’entre nous, chercheurs et praticiens du secteur philanthropique, attribué à Marcel Mauss la théorisation, dans l’échange par le don, de l’obligation de donner, recevoir et rendre. 

Impressionnés, moi le premier (1), par la démonstration de ce grand ethnologue en chambre (Mauss n’a jamais observé in situ les peuplades objets de ses travaux) dans l’Essai sur le don (2), repris et magnifié par Georges Bataille (3), qui inspirera tout un courant intellectuel que nous qualifierons de marxisme-écologique, nous n’avons pas saisi combien ce triptyque était déjà présent dans Les Bienfaits (4) de Sénèque.

Le philosophe développe en sept livres une analyse stoïcienne des notions d’éthique, de gratitude, d’ingratitude et de bienfait, et offre de nombreux conseils pour accorder, recevoir, et retourner convenablement les bienfaits. 

Mais son propos est d’affirmer la nécessité de la gratitude et de la bienveillance, qui constituent pour lui les liens les plus puissants de la société humaine.

En cette période de pandémie et d’incroyable rupture que constitue une telle crise, dont notre société ne sortira probablement pas indemne, le besoin de gratitude et de bienveillance devient un impératif catégorique.

L’éprouvante année 2020 a été, de ce point de vue, une fantastique démonstration de la générosité des donateurs, qui n’ont pas ménagé leur engagement et ont largement soutenu les associations et fondations, qu’elles aient été directement impliquées dans la lutte contre le virus ou encore aux côtés des plus fragiles et précaires.

Le 15 mars 2021, le cahier central du journal La Croix titrait en « 2020 : une bulle de générosité sans précédent » (5). Bulle que je prédisais, dès le 18 mars 2020, dans un article de Défis Humanitaires (6),  contre l’avis perplexe de quelques confrères.

Cette mobilisation illustre la force de l’obligation de donner, recevoir et rendre.

Puissante convocation, car contrairement à ce qu’on pourrait croire, le donateur n’est pas à l’initiative de cette trilogie. Il ne fait que rendre à ceux qui sont dans l’action, qui par leur geste, leur don, détiennent une sorte de créance à son égard.

Cette générosité est l’expression de la gratitude de la population qui remercie l’abnégation des soignants, des chercheurs et des volontaires des associations humanitaires qui agissent au service du bien commun.

Antoine Vaccaro,
Président du CerPhi

(1) Vaccaro A. (1985). La bataille pour la générosité, Thèse de 3ème cycle, Paris Dauphine.
(2) Mauss M. (1925). Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. L’année sociologique, nouvelle série, 1, 1925.
(3) Bataille, G. (1949). La part maudite: essai d’économie générale (Vol. 2). Éditions de Minuit.
(4) Les Bienfaits, trad. F. Préchac, revue par P. Veyne, in Sénèque, Entretiens – Lettres à Lucilius, P. Veyne (éd.), Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1993, p. 405-586.
(5) https://www.la-croix.com/Economie/Dons-bulle-generosite-2020-2021-03-14-1201145513
(6) https://defishumanitaires.com/2020/03/18/coronavirus-crise-economique-et-philanthropie-le-dernier-cygne-noir/


Réalisation d’une étude mutualisée sur la communication legs

Le CerPhi, en partenariat avec Force For Good, a réalisé en ce début d’année 2021 une étude qualitative inédite et mutualisée « Legs, donations, assurance-vie – Comment sont perçus les messages médias et comment les rendre plus efficaces ? ».

Portant sur un corpus d’une vingtaine d’annonces presse de marques emblématiques en matière de collecte de legs, issues de quatre grands secteurs, l’étude avait pour objectif d’éclairer la perception de ces messages par le grand public et d’apporter des éléments de réponse à la question : Comment optimiser leur efficacité ?

Les résultats ont été publiés le 11 mars dernier.

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La bienveillance en action : l’engagement philanthropique

Dans cet article publié dans « Les cahiers de la bienveillance » de décembre 2020 (The Alchemists), Antoine Vaccaro, président du CerPhi, revient sur la vague de générosité qui a accompagné la crise sanitaire de la Covid-19.

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Pourquoi donne-t-on ?

Dans un article publié le 5 novembre 2020 et intitulé « Pourquoi est-ce que je donne ? », la journaliste Arièle Bonte se demande pourquoi je fais un don à tel moment et pas à un autre, à telle personne et pas à une autre. Elle interroge Antoine Vaccaro, président du CerPhi.

Il est notamment question de « don fusionnel » et de « don sacrificiel ».

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Rapport sur les dons en Suisse 2020

La deuxième édition du Rapport sur les dons en Suisse a été publiée en novembre 2020 par Swissfundraising et la Fondation Zewo.

Les dons en Suisse restent élevés puisqu’ils concernent huit ménages sur dix, pour une moyenne de 300 francs suisses par an à quatre organisations caritatives. Les premiers bénéficiaires de ces dons sont les personnes handicapées, les enfants et les jeunes.

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Mar 18

Etude CerPhi – Réalisation d’une étude mutualisée sur la communication legs

Le CerPhi, en partenariat avec Force For Good, a réalisé en ce début d’année 2021 une étude qualitative inédite et mutualisée « Legs, donations, assurance-vie – Comment sont perçus les messages médias et comment les rendre plus efficaces ? ».

Portant sur un corpus d’une vingtaine d’annonces presse de marques emblématiques en matière de collecte de legs, issues de quatre grands secteurs : Solidarité France, Solidarité Internationale, Recherche Médicale et Santé, Protection des Animaux et de l’Environnement, l’étude avait pour objectif d’éclairer la perception de ces messages par le grand public et d’apporter des éléments de réponse à la question : Comment optimiser leur efficacité ? 

Les résultats ont été présentés le 11 mars dernier.

Ils encouragent à :

  • Poursuivre l’effort de communication déjà engagé auprès d’une cible grand public large et relativement jeune en lui adressant des messages médias dédiés. Cette communication constitue en effet une opportunité pour les associations et les fondations de continuer à élargir le marché du legs et d’enrichir leur image et leur notoriété auprès de cibles déjà acquises autant qu’auprès de cibles nouvelles.
  • Investir davantage, pour chaque marque, son territoire d’image spécifique, afin de nourrir les dimensions imaginaires attendues.
  • Oser la créativité !
    Les messages dédiés attendus doivent permettre de dédramatiser la mort et les problèmes de la vie, autorisant ainsi des registres de style et de ton encore peu explorés mais qui pourraient être utilement déployés pour interpeller plus efficacement.

Pour plus d’informations sur la méthodologie de l’étude et les tarifs proposés pour accéder au rapport d’étude complet : contactez Isabelle Khuong – isabelle.khuong@cerphi.org

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