Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Juil 01

Etude CerPhi – Restitution enquête IDAF-CerPhi

Le 30 juin 2020 a eu lieu la restitution de l’étude IDAF-CerPhi, réalisée en partenariat avec Force for Good, sur la résilience du secteur associatif face à la crise du COVID-19.

L’enquête menée auprès de dirigeants d’associations et de fondations (800 questionnaires envoyés, 82 complétés) avait pour objectif de répondre à la question : « Face à la crise, jusqu’où les associations se sont-elles réinventées? »

Au cours d’un webinaire organisé par l’IDAF, les résultats de l’enquête ont été présentés par Antoine Vaccaro, président du CerPhi, en présence d’Isabelle Khuong et de Jean-François Tchernia qui ont tous deux travaillé sur cette étude. Les grandes tendances observées dans le secteur ont été abordées, en lien avec les témoignages de trois représentants associatifs : Laurent Cayssials, directeur général de la Fondation Foch ; Antoine Dubreuil, directeur financier de France Active ; Anouchka Finker, directrice générale de La Chaîne de l’Espoir.

Les résultats de l’enquête ont mis en évidence un fort impact de la crise sanitaire sur l’activité des organismes à but non lucratif avec une nécessité de faire évoluer leur organisation de travail et leur stratégie d’investissement et de développement. Elles ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation. C’est également ce qui ressort des témoignages des invités de ce webinaire, bien que les conséquences de la crise du Covid-19 n’aient pas été les mêmes selon les domaines d’activités (santé/recherche, emploi/entrepreneuriat, international). Pour les intervenants, même si les dons semblent pour l’instant se maintenir, la crise constitue le point de départ d’une réflexion sur l’avenir, une occasion de se réinventer et d’innover.

Quelques enseignements de cette étude :

  • Presque toutes les organisations ont été impactées par la crise sanitaire. Seulement 2% d’entre elles n’ont pas ressenti l’impact de la crise.
  • Dans deux cas sur trois, la crise sanitaire a entraîné une suspension partielle de l’activité, et dans moins d’un cas sur dix une suspension totale. A noter : une organisation sur quatre a augmenté ses activités.
  • Environ la moitié des organisations ont mis en place un plan d’urgence pour la sauvegarde de l’organisation ou prévu de le faire.
  • On note une augmentation de la place du numérique dans l’organisation du travail et dans les appels à la générosité.

> Télécharger la présentation de restitution de l’étude
> Accéder au replay du webinaire du 30 juin 2020

Juin 29

Veille – Baromètre de la générosité des Français en 2019 de France générosités

Le baromètre de la générosité des Français en 2019 de France générosités, réalisé par Oktos avec le soutien du Crédit Coopératif, révèle une augmentation de 3,5% des dons par rapport à 2018. Cette hausse ne vient toutefois pas compenser la baisse des dons de 4,8% en 2018 imputable aux diverses réformes fiscales, dont la transformation de l’ISF en IFI, la hausse de la CSG et la mise en place du prélèvement à la source. Ainsi, le montant global des dons en 2019 est revenu à celui de 2016, hors inflation.

France générosités met en exergue deux autres chiffres clés : une concentration des dons en fin d’année (40,3% du montant total des dons collectés sur le troisième trimestre dont 22,5% en décembre) et une baisse de 15% du nombre de nouveaux donateurs à une association ou à une fondation entre 2009 et 2019.

Dons par prélèvement automatique (PA) et dons ponctuels en augmentation

Les dons par prélèvement automatique ont représenté 44,1% du montant total des dons en 2019, avec un montant moyen de 142 euros par an. Les dons ponctuels représentent quant à eux 55,9% du montant des dons. Ces deux types de dons ont connu une augmentation en 2019 (+4,9% pour les PA et + 2,5% pour les dons ponctuels) mais faisant suite à une baisse de 10% en 2018. On peut noter que les dons en ligne ont représenté 12% des dons en 2019, en augmentation de 16% par rapport à 2018.

France générosités relève 5 grands enseignements à retenir :

1. Une collecte 2019 qui repart à la hausse mais qui ne rattrape pas le niveau de 2017.

2. Une reprise des dons ponctuels, ainsi qu’une croissance portée par la croissance des PA.

3. Une difficulté à trouver des nouveaux donateurs.

4. Une générosité concentrée en fin d’année.

5. Une collecte en ligne qui poursuit sa forte croissance.

Le syndicat fait aussi 3 propositions afin de soutenir la générosité en France :

1. Pour les donateurs assujettis à l’IR : augmentation jusqu’au 31 décembre 2020 du taux de réduction d’impôt prévu à l’article 200, 1 du CGI de 66 à 75 % du montant des versements dans la limite d’un montant unitaire de 1000 euros sur le modèle de la collecte d’urgence Notre-Dame.

2. Pour les donateurs non-assujettis : création d’un crédit d’impôt exceptionnel sur la contribution sociale généralisée égale à 75% des montants des dons.

3. Dons de RTT : dons de RTT affectés au compte-épargne temps et don de RTT au profit de salarié menant des activités de bénévolat.

> Lire le communiqué de presse

Source : https://www.francegenerosites.org/

Juin 24

Le CerPhi dans les médias – Le don et la confiance au temps du Covid – Entretien

Dans cet entretien publié dans la rubrique Chroniques Philanthropiques du site Carenews, Antoine Vaccaro, Président du CerPhi, fait part de ses enthousiasmes et de ses interrogations face aux transformations que connaissent les méthodes de collecte de fonds.

La période de pandémie actuelle est évoquée avec toutes les questions qu’elle engendre en matière de philanthropie et de nouveaux comportements, mais aussi la confiance, l’intermédiation, les fakes news, les nouveaux moyens de collecte. Extraits.

« En octobre 2019, préparant l’exposé d’une prochaine conférence sur le don en ligne, j’introduisais mon propos en m’interrogeant sur le recul que connaissait la collecte sur les plateformes de crowdfunding. Je demeurais, toutefois convaincu que ce creux n’était que conjoncturel et que la collecte digitale surperformerait.  Mais je m’interrogeais sur ce que serait l’événement déclencheur qui accélèrerait ce mouvement. (…)

Nous avons pris de plein fouet la pandémie avec une urgence médicale majeure doublée du confinement. Après une période de sidération nous avons vu apparaître toutes les vulnérabilités de notre société le plus souvent connues mais invisibles. Un système de santé absolument débordé nécessitant des mesures exceptionnelles au dépend des malades « usuels » qui ne pouvaient plus bénéficier des services hospitaliers ou joindre leurs médecins. C’était aussi des centaines de milliers de personnes vulnérables qui se sont retrouvées dans une situation dramatique sans travail, sans abri sans nourriture. Et cela dans notre pays économiquement avancé ! (…)

La réaction citoyenne a été à la hauteur de la situation. Elle a pris deux formes :

– Une mobilisation massive des associations, des fondations, des entreprises pour répondre à ces besoins connus mais alors démultipliés. Même les organisations internationales : MSF, Solidarité, Première Urgence, MDM et d’autres ont dû intervenir en France avec leurs méthodologie « d’urgencier ».

– Une collecte de don massive aidée en cela par des appels de grandes organisations comme la Fondation de France, le Collectif Urgence, Apprentis d’Auteuil et bien d’autres.

– Nous avons aussi vu une multitude de collectes « pear to pear » qui à travers des sites dédiés ont appelé à la générosité : cagnottes (Leetchi, Ulule, Kiss Kiss..), chatbots, pages de dons sur les réseaux sociaux (Facebook notamment), collectes commémoratives, etc. (…) »

> Lire la suite de l’entretien

Source : https://www.carenews.com/

Juin 24

Le CerPhi dans les médias – Rapport « La philanthropie à la française » : une mission en bonne voie – Un article de Carenews

Couverture Rapport "La philanthropie à la française"

Antoine Vaccaro, président du CerPhi, livre à Carenews son analyse sur le rapport « La philanthropie à la française » remis le 9 juin 2020 par les députées Sarah El Haïry et Naïma Moutchou.

Ce rapport marque d’après lui une réelle volonté de faire progresser le secteur, avec notamment des propositions importantes concernant les legs et la réserve héréditaire. On peut néanmoins regretter l’absence de volet concernant l’innovation dans les ressources philanthropiques.

Des propositions clés
Les propositions les plus importantes en matière de financement concernent l’assouplissement des règles relatives à la réserve héréditaire ainsi qu’aux dons sur succession. Ces propositions sont qualifiées d’ambitieuses et traduiraient un travail sérieux de prise en compte des demandes du secteur, d’après Antoine Vaccaro. D’autres mesures sont jugées plus anecdotiques, comme les dons de RTT. On peut citer aussi l’ouverture du mécénat de compétences aux fonctionnaires, un « ajout appréciable ». Mais il pointe le fait qu’aucune des mesures concernant les entreprises ne compense le recul de la loi de finances 2020 — qui a baissé le taux de réduction de l’impôt sur les sociétés de 60 % à 40 % pour les dons excédant le seuil de 2 millions d’euros.

La proposition financière la plus stratégique est donc, sans aucun doute, la modification de la réserve héréditaire, qui encouragerait véritablement la philanthropie en France. Cette demande clé du secteur s’annonce toutefois compliquée à faire accepter, que ce soit auprès de l’opinion publique ou de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Une philanthropie facilitée et encouragée chez les plus jeunes
Un axe « Education et valorisation de la philanthropie » vise la promotion de cette dernière dans les établissements scolaires et pendant le Service national universel, et également l’encouragement de l’engagement étudiant.

Des façons intelligentes de commencer par les plus jeunes pour instaurer en France une culture philanthropique à l’anglo-saxonne, mais dont la mise en œuvre nécessitera des moyens de la part des services publics.

Un organisme pour définir l’intérêt général et la RUP
L’axe « Accompagnement et évaluation » prévoit la création d’un organisme multi-acteurs et interministériel en charge de la définition de l’intérêt général et de la Reconnaissance d’Utilité Publique (RUP), d’un fichier national des organismes sans but lucratif et du possible développement de fondations territoriales.

L’idée de composer un fichier global me semble plutôt astucieuse puisqu’il permettrait de disposer de statistiques précises facilitant la communication du secteur, et le principe des fondations territoriales est un levier de philanthropie locale pertinent

Une proposition manquante
Si pour Antoine Vaccaro ce rapport marque une réelle volonté de faire progresser la « philanthropie à la française », il regrette qu’il ne comporte pas de volet sur l’innovation dans les ressources philanthropiques.

J’aurais aimé trouver une proposition de valorisation des loteries solidaires, qui pourraient apporter une énorme contribution au secteur, notamment les petites associations.

> Lire l’article

> Télécharger le rapport « La philanthropie à la française »

Source : https://www.carenews.com/

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