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Juin 16

Le CerPhi dans les médias – G.I.V.E. : L’héroïsme philanthropique au temps du Covid-19

Dans cet article publié dans G.I.V.E magazine, Antoine Vaccaro, président du CerPhi, nous parle d’héroïsme et de générosité par temps de crise.

De l’épopée humanitaire des French Doctors à la crise actuelle du COVID-19, quel impact des crises sur la philanthropie.

(…) Cette terrible épidémie nous amène soudain à réinterroger la question de l’engagement et du courage au coin de la rue. Celui de l’infirmière qui se lève au petit matin pour prendre son tour de garde, dans son service de réanimation où se déroule une bataille terrifiante, pour soigner des patients à bout de souffle, terrassés par le Covid-19.

Le visage de l’héroïsme devient soudain plus commun et humble. Il nous rapproche plus certainement de cet anonyme, qui sort de la tranchée avec la certitude d’y rester, mais qui ne recule pas. Ces invisibles que nous admirons néanmoins, mais que nous ne voyons pas : infirmiers, aide-soignants, pompiers, tous les urgentistes nous rappellent que ce que nous appelions les petites mains nous sont infiniment plus utiles que les héros du stade et autres célébrités médiatiques dont les exploits, frasques, moindres anecdotes font la une des journaux. « C’est normal c’est leur métier, leur devoir », nous murmure une petite voix. Mais c’est avant tout une question d’éthique personnelle et de responsabilité.

Dans une société française, occidentale, dominée souvent par l’individualisme, la superficialité et la futilité, le corps social perpétuel adolescent, sous l’ombrelle paternelle (ou maternelle) de l’État-providence, convaincu de n’avoir que des droits et peu de devoirs, révèle le meilleur de lui-même, par l’héroïsme éclatant, d’un corps médical qui, dans une pénurie de moyens, accueille et tente de sauver des cohortes de malades qui arrivent par vagues successives.

Pour répondre à la solitude de l’individu dans nos sociétés postmodernes, mise en exergue par ce qui sera pour l’Histoire, le grand confinement, à sa recherche de sens et de réenchantement du monde et face à la menace qu’oppose ce virus à toute l’humanité, il s’agit pour lui de revenir instamment au collectif, de refaire société et cohésion sociale.

Voilà qui nous ramène à cette fibre philanthropique, cet amour de l’humanité que met en valeur cette abnégation du soignant focalisé sur son prochain, sa survie, son bien-être, au risque de sa propre santé ?
Avoir du courage, ici et maintenant, sans délai, sans négociation, avec générosité. (…)

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Source : https://www.vanityfair.fr/give

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