Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Déc 07

Le CerPhi dans les médias – Notre générosité est exceptionnelle – Un article de Maximag

Cet article de Carole Caillaud, publié dans le contexte de la journée mondiale de la générosité (3 décembre), met l’accent sur l’impact des dons des Français. La journaliste cite notamment le cas du Téléthon qui a permis à la France d’être à la pointe de la recherche génétique et celui des associations environnementales, qui font de plus en plus entendre leur voix et sont financées à 73% par des dons.

Les dons constituent aussi un indicateur des sujets qui préoccupent les Français. D’après Antoine Vaccaro, président du CerPhi, « Le don est une forme d’expression citoyenne. (…) Les causes pour lesquelles on donne montrent aux politiques les priorités que nous souhaitons voir traitées et prises en charge. »

Le choix des causes que nous souhaitons soutenir reste en effet un acte libre. Et les causes qui ont la préférence des Français évoluent selon le contexte socio-économique du pays. Du soutien aux personnes âgées dans les années 60, à celui des personnes avec handicap dans les années 70, puis la pauvreté en France et dans le tiers-monde dans les années 80, ce sont aujourd’hui les associations environnementales qui connaissent la croissance des dons la plus importante. Mais depuis 15 ans, trois domaines restent en tête des causes soutenues par les Français, d’après les chiffres donnés par Nolwen Poupon, responsable de la communication de France générosités : l’aide à l’enfance, la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, et la recherche médicale.

Enfin, l’article cite les nouvelles formes de dons qui encouragent encore la générosité de tous les Français : les cagnottes en ligne, les mobilisations de personnalités ou d’anonymes sur les réseaux sociaux, et les microdons. L’avenir de la philanthropie y figure aussi avec la mention de l’Ecole de la Philanthropie, cette initiative de la Fondation de France visant à sensibiliser les enfants d’écoles primaires à la générosité.

Lire l’article

Source : Maxi, n°1727 – décembre 2019

Nov 27

Agenda – Colloque « Générosité, cultivons la confiance »

A l’occasion de ses 30 ans, Le Don en Confiance organise un colloque le 12 décembre prochain à Paris, intitulé « Générosité, cultivons la confiance ».

Ce colloque sera « l’occasion de recueillir et de partager le fruit des recherches et expériences d’experts spécialisés de renom sur le thème de la confiance dans toutes ses dimensions afin d’en cerner les évolutions, l’impact et la place dans la société d’aujourd’hui et de demain et, plus précisément en lien avec les thématiques de générosité et de transparence. »

Plusieurs tables rondes composées d’experts sur le thème de la confiance et de représentants du monde associatif tenteront de répondre à des questions telles que : « La confiance aujourd’hui : ébranlée ou transformée ? » ; « Le secteur associatif peut-il encore être vecteur de confiance aujourd’hui ? » ; « Transparence et efficacité à tout prix : facteur de progrès ou dérive consumériste ? ».

Antoine Vaccaro, président du CerPhi, interviendra au cours de la table ronde sur la question : « Les nouvelles technologies : au service de la déontologie et de la transparence pour le donateur ? », aux côtés de Fabrice Epelboin, spécialiste des médias sociaux et de la cybersécurité, et Sébastien Lyon, directeur général de l’UNICEF France.

> Programme et inscription

Site Le Don en Confiance : http://www.donenconfiance.org/

Nov 01

Veille – Quand la philanthropie rencontre les neurosciences

Le 15 octobre dernier a eu lieu la leçon inaugurale de la chaire de philanthropie comportementale de l’Université de Genève, par son titulaire, le Pr. Giuseppe Ugazio. Au cours de son intervention, le Pr. Ugazio a présenté les éléments scientifiques qui révèlent la localisation des valeurs morales dans le cerveau et comment celui-ci les confronte aux considérations matérielles avant de faire un choix.

L’objectif des recherches menées par la chaire est de construire un cadre théorique qui permette de déterminer les types de motivations qui sont à l’origine d’un engagement philanthropique.

La vidéo de cette leçon inaugurale est disponible ici
Un résumé de la leçon a été publié sur le site allnew.ch
Site du Centre en philanthropie de l’Université de Genève

Oct 11

Le CerPhi dans les médias – Bill Gates, Elon Musk, Mark Zuckerberg : pourquoi ils décident de dépenser des milliards – Un article du JDD

Dans cet article publié sur le site du JDD, Antoine Vaccaro, président du CerPhi, commente la quasi absence de grands donateurs français dans le « Giving Pledge » et l’écart important entre les dons consentis par les grandes fortunes américaines et les françaises.

Le sujet est remis sur le devant de la scène alors que s’est déroulée à Lyon en ce mois d’octobre 2019 une collecte de fonds en faveur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont la fondation Bill et Melinda Gates est un contributeur important avec près de 2 milliards de dollars donnés à cet organisme.

Avec 45 milliards de dons octroyés à des organisations caritatives depuis sa création en 1994, la Fondation Bill et Melinda Gates a battu des records dans ce domaine. Mais Bill Gates a aussi encouragé, avec le milliardaire Warren Buffet, d’autres milliardaires à en faire de même en lançant le « Giving Pledge » en 2010. Les milliardaires qui y adhèrent s’engagent à donner la moitié de leur fortune à des organismes caritatifs. Aujourd’hui, 200 personnes en font partie, dont seulement un Français. Antoine Vaccaro explique le décalage qui existe entre l’engagement philanthropique des milliardaires américains notamment et celui des grandes fortunes françaises par des facteurs culturels et éthico-religieux.

« En France, ce n’est pas considéré comme normal qu’un particulier porte un intérêt qui devrait l’être par l’Etat. (…) Contrairement au protestantisme américain, la tradition catholique française ne valorise pas l’accumulation de richesse. »

Les cas de milliardaires réalisant des dons (ou promesses de dons) colossaux se sont multipliés ces dernières années (à l’instar de Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Jeff Bezos). D’après Antoine Vaccaro, leur objectif est de laisser leur marque en soutenant des causes qui leur tiennent à coeur. Mais en faisant des dons colossaux pour ces causes choisies plutôt que d’autres, ces « despotes philanthropiques éclairés » imposent leur vision et un certain pouvoir sur des sujets d’intérêt général.

> Lire l’article

Source : https://www.lejdd.fr/

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