Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Oct 16

Veille – Pour une philanthropie internationale francophone ambitieuse, une tribune de Charles Sellen

Dans cette tribune publiée sur le site Philanthropy in focus, Charles Sellen* fait le constat d’une philanthropie francophone peu présente sur la scène internationale, dispersée, et peu valorisée en comparaison avec la philanthropie anglophone. Il émet plusieurs propositions pour remédier à cette situation et rassembler la grande famille philanthropique francophone.

« (…) Les espaces francophones ont aujourd’hui besoin de trois stimuli. Premièrement, faire connaître et reconnaître la noblesse de l’engagement en philanthropie, qui provient du terme grec philanthrōpía (amour de l’humanité), exhumé par des penseurs humanistes français injustement oubliés : d’abord redécouvert par un érudit conseiller du roi Charles V le Sage dès le XIVe siècle, puis repris par Fénelon au début du XVIIIe siècle, enfin popularisé par les philosophes des Lumières. Deuxièmement, mettre en relation les acteurs philanthropiques francophones pour internationaliser leurs solutions expérimentées avec succès au niveau local. Troisièmement, faire œuvre d’influence sur la vision que le monde a de la contribution des acteurs privés (individus, familles, fondations, associations, entreprises) au bien commun. Notamment en s’inspirant des Anglophones qui ont une réelle capacité d’entraînement des autres aires linguistiques et culturelles : des milliardaires chinois, russes, indiens, brésiliens ont rejoint le Giving Pledge.

Pour atteindre ces trois objectifs, imaginons un réseau de cellules philanthropiques francophones qui seraient à la fois reliées les unes aux autres et autonomes, afin de préserver et stimuler leur « biodiversité ». Chacune offrirait à la société civile de son pays simultanément : une base de ressources et d’information, un pôle de recherches, un incubateur de projets innovants, un point d’ancrage pour des acteurs souvent isolés, et des opportunités de connexion internationale au sein du maillage. (…) »

*Charles Sellen est docteur en économie (Sciences Po Paris) et conduit depuis 2004 des recherches sur la philanthropie, en France et à l’international.

Lire l’intégralité de la tribune

Source : https://philanthropyinfocus.org/

 

Oct 15

Le CerPhi dans les médias – Antoine Vaccaro présente l’étude OCDE sur l’impact des fondations dans l’aide au développement – article publié sur le site Défis Humanitaires

Tribune libre : Antoine Vaccaro, président du CerPhi, présente l’étude OCDE sur l’impact des fondations dans l’aide au développement.

L’étude OCDE présentée dans les colonnes de Défis Humanitaires, restituée lors de la conférence du 14 septembre dernier au MEAE (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères), appelle de ma part plusieurs commentaires et réflexions. Tout d’abord félicitons-nous de la réalisation de cette première enquête internationale, qui fait tout de même la part belle aux fondations de la sphère anglo-saxonne, pour ne pas dire américaine.

Sur 140 fondations interrogées, seules 6 françaises ont été interrogées et/ou ont répondu. Le MEAE va contribuer à combler cette lacune prochainement.

Derrière le statut de fondation, il y a évidemment des réalités diverses et notamment les typologies de fondations.

Si les fondations anglo-saxonnes et américaines sont des fondations de dotation de particuliers, en général milliardaires, les fondations du continent européen mixent des fondations de dotation de particuliers et d‘entreprises et des fondations collectrices re-distributrices et opérationnelles.

Ce qui est un distinguo nécessite d’être signalé car il révèle deux grandes modes de servir l’intérêt général. Une voie individuelle et une voie plus collective…., plus démocratique.

Car ce qui frappe, surtout, dans cette étude, c’est l’extraordinaire concentration et le poids (49 %) que représente à elle seule la fondation Bill et Melinda Gates.

Et comme à l’accoutumée, une forme de loi de Pareto se dégage qui montre qu’une vingtaine de fondations représentent 80 % de cette aide. (…)

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Défis Humanitaires

https://defishumanitaires.com/

 

Oct 08

Le CerPhi dans les médias – Les associations inquiètes pour 2018, année « très difficile pour la générosité » – Un article du Figaro Economie

Logo le figaroEn cette fin d’année 2018, les associations subissent de plein fouet les réformes fiscales et s’inquiètent d’une baisse importante des dons.

Dans cet article de Wladimir Garcin, plusieurs acteurs de la philanthropie donnent leurs éclairages sur cette période difficile pour le monde associatif : Patrice Blanc, Président des Restos du Coeur ; Frédéric Théret, Directeur du développement de la Fondation de France ; Pierre Siquier, Président de France Générosités ; et Antoine Vaccaro, Président du CerPhi.

Plusieurs de ces acteurs demandent au gouvernement de faire davantage de pédagogie pour rassurer les donateurs suite aux récentes réformes fiscales, et notamment la mise en place du prélèvement à la source.

Pour Antoine Vaccaro, Président du CerPhi, les associations font face à une triple peine : en plus des récentes réformes qui ont entraîné une baisse majeure des donations de grande taille, deux autres phénomènes impactent les dons : le décès de donateurs historiques souvent âgés d’une part, et d’autre part des donateurs jeunes ou moins fortunés affectés par une situation économique incertaine qui donnent moins.

Le profil des jeunes donateurs, n’ayant pas les mêmes comportements de dons que leurs aînés, va demander par ailleurs aux associations de développer des techniques de recrutement spécifiques.

Lire l’article

Source : http://www.lefigaro.fr/economie/

 

Oct 08

Veille – « Aux États-Unis, l’augmentation du montant total des dons masque une baisse du nombre de donateurs petits et moyens : que peut-on y faire ? »

Dans cet article, publié le 13 septembre 2018 sur le site NonProfit Quarterly, Patrick M. Rooney, en se basant sur les chiffres de la philanthropie américaine au cours des dernières décennies, alerte sur la baisse du nombre de donateurs petits et moyens, et sur une croissance du montant total des dons reposant de plus en plus sur un nombre restreint de grands donateurs.

L’auteur se demande si cette tendance est une bonne chose pour la philanthropie et pour la société en général, et dans le cas contraire, comment remédier à cette situation.

A travers le don et les causes qu’il choisit de soutenir, le citoyen participe à la construction de la société. Ainsi, la façon dont les Américains expriment leur voix à travers la philanthropie constitue une part importante de la démocratie américaine. Historiquement, il y avait plus d’Américains donnant à des associations que de votants aux élections présidentielles (écart qui a eu tendance à se réduire lors des quatre dernières élections présidentielles).

Pour conserver cette voie d’expression pour tous, l’auteur préconise la réinstauration d’une déductibilité des dons universelle, sans condition de revenu, comme ce fut le cas entre 1982 et 1986 aux Etats-Unis. Cela permettrait d’augmenter les dons des ménages de manière significative et de mieux respecter les principes démocratiques du pays.

Lire l’article (en anglais)

*Titre original : The Growth in Total Household Giving Is Camouflaging a Decline in Giving by Small and Medium Donors: What Can We Do about It?

 

Articles plus anciens «

Voir plus d’éléments