Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Nov 15

Veille – Baromètre de la confiance 2017

En octobre dernier, l’association Don en confiance a publié la 10ème édition de son Baromètre de la confiance, réalisée par Kantar Sofres. Ce baromètre mesure la confiance des Français envers les fondations et associations.

Selon cette étude, plus d’un Français sur deux (54%) fait confiance aux associations et fondations faisant appel aux dons, une situation qui se maintient depuis 2011. Dans le même temps, la confiance accordée aux partis politiques (10%) et aux médias (22%) est en baisse.

De manière générale, le capital confiance est plus fort envers ces associations qu’envers les pouvoirs publics pour prendre en charge certaines missions d’intérêt général, en tête desquelles : le soutien de projets dans les pays en développement (56 % vs 12 %), la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (54 % vs 31 %), l’aide aux réfugiés et demandeurs d’asile (53 % vs 27 %), l’aide aux personnes malades et en situation de handicap (50 % vs 39 %) et la protection de l’environnement (50 % vs 36 %).

Fait notoire relevé dans ce baromètre : les jeunes témoignent d’un niveau de confiance bien supérieur à leurs aînés : 63% pour les moins de 35 ans contre 54% pour l’ensemble.

L’existence d’un contrôle reste le levier le plus déterminant pour la confiance accordée aux associations et fondations (76%). Suivent la gestion rigoureuse des dons (71 %) et la conformité à la mission affichée (70 %). D’autre part, l’importance de la réputation numérique dans les leviers de la confiance s’accroit progressivement, d’autant plus chez les moins de 35 ans.

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Oct 26

Le CerPhi dans les médias – Les associations et la réforme de l’ISF – un article du Nouvel Economiste

Cet article du Nouvel Economiste fait le point sur la réforme qui prévoit de transformer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) et sur ses possibles conséquences pour le secteur associatif français.

Des acteurs de ce secteur font part de leur inquiétude quant à la baisse des ressources des associations qui pourrait résulter de cette réforme. Un point positif cependant serait la déduction fiscale maintenue seulement pour les fondations et pas pour les PME.

“La réforme redéfinit l’assiette de l’impôt aux seuls biens immobiliers. Le gouvernement a annoncé que la déduction au profit des fondations serait maintenue alors que celles au profit de l’entreprise seraient supprimées, remarque Antoine Vaccaro, président du Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie. Les fondations reconnues d’utilité publique (FRUP) risquent toutefois d’être impactées en raison de la réduction de l’assiette.”

L’enjeu pour les acteurs du secteur caritatif va être de s’adapter à cette nouvelle donne qui devrait accroître encore la concurrence entre fondations.

Lire l’article complet

 

Oct 26

Veille – Retour sur le colloque Grands donateurs de France générosités

logo france generositésLe 10 octobre dernier avait lieu le colloque annuel de France générosités à l’occasion duquel l’association a présenté son étude sur les grands donateurs.

Alors que l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est en passe d’être transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI) selon le projet de réforme de l’actuel gouvernement,  le colloque et l’étude de France générosités donnent l’occasion de s’interroger sur les grands donateurs, leur profil, leurs motivations, et les perspectives d’avenir.

D’après l’étude, la collecte des associations est portée depuis 10 ans par les donateurs les plus généreux.  Les grands donateurs correspondent aux 1% de donateurs les plus généreux dans l’année sur l’ensemble de leurs dons : ils représentent  23% de la collecte totale, avec 1 000 € annuels de dons au minimum et une générosité moyenne de 3 889 €.

Les grands donateurs sont stables dans leur générosité globale, fidèles au don et à leurs organisations, multi donateurs, mais très inégaux dans leur générosité vis-à-vis des uns et des autres. Ils sont très localisés dans les zones les plus riches, âgés comme le sont tous les donateurs, comprennent plus d’hommes que de femmes.

Pour France générosités, 2018 constituerait un virage décisif pour l’ensemble des associations et fondations, l’élimination des patrimoines financiers du nouvel impôt risquant de faire fondre ou de supprimer les possibilités de déduction de cette population qui a en moyenne environ 50% de son patrimoine en placements.

Consulter l’étude et découvrir la vidéo du colloque

 

 

 

Oct 13

Veille – Campagne annuelle et baromètre France générosités

France générosités a lancé début octobre sa campagne annuelle #Donnerfaitdubien pour promouvoir le don auprès du grand public et a également publié son baromètre sur les grandes tendances de la générosité en France.

Les principaux enseignements de cette enquête menée par KANTAR PUBLIC sont une légère augmentation des dons mais une stagnation du nombre de donateurs qui inquiète les associations.

Près d’un Français sur 2 (46%) donne au moins une fois par an
En 2017, malgré un contexte politique et économique fluctuant, la générosité a été portée par l’augmentation du don moyen mais peine à renouveler son panel de donateurs et à rajeunir sa cible. La croissance globale est en effet portée par l’augmentation de 2,5% des montants collectés en 2016 (de même qu’en 2014 et 2015) ainsi que par les donateurs fidèles, la part de fidélisation représentant 92% de la collecte globale en 2016.

On remarque que 65% des moins de 35 ans font davantage de « petits » dons par rapport à la moyenne des donateurs (contre 67% en 2016).

Pour 50% des Français, le principal critère d’incitation au don est l’efficacité des actions entreprises par l’association ou la fondation soutenue, un podium complété par la nature de la cause (47%) ainsi que la transparence financière (42%). Si pour les plus jeunes (moins de 35 ans), les valeurs portées par l’association ou la fondation arrivent prioritairement, la transparence financière est davantage prise en compte par les donateurs plus âgés.

Le top 3 des causes les plus plébiscitées évolue légèrement avec l’aide et la protection de l’enfance soutenue par 35% des Français (vs 39% en 2016), la lutte contre l’exclusion et la pauvreté (29% comme en 2016) qui prend la deuxième place et la recherche médicale (26% vs 30% en 2016). L’aide aux personnes handicapées arrive juste derrière avec 24%.
Les jeunes (moins de 35 ans) sont particulièrement attentifs à l’actualité et aux causes urgentistes tandis que les plus de 50 ans sont sensibles à la protection des plus faibles.

Vers une digitalisation des habitudes de paiement
Les habitudes de paiement se digitalisent avec notamment une progression du don par prélèvement automatique (44% en 2016 vs 43% en 2015). On a également, pour la première année, l’utilisation du don par SMS (mis en place en décembre 2016).
Les Français sont de plus en plus sensibles à ces nouvelles formes de don immédiat et dématérialisées, adaptées à leur mode de vie.

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