Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Juin 09

Le CerPhi dans les médias – Dons aux fondations : la catastrophe n’aura peut-être pas lieu – Un article du Monde.fr

Nouvelles projections du CerPhi sur l’impact de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de son remplacement par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Le report de la date limite de dépôt de la déclaration de revenus sur la fortune immobilière (IFI) au 15 juin est une bonne nouvelle pour les fondations et autres organismes d’intérêt général habilités à recevoir des dons du public.

Avec la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et son remplacement par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), la collecte des dons ouvrant droit à une réduction d’impôt a pris beaucoup de retard par rapport à 2017.

Pour l’ensemble des organismes du secteur, la collecte des dons IFI serait pour l’instant inférieure de 40 % à 50 % à la collecte des dons ISF de l’année dernière, ce qui est problématique, mais moins catastrophique que prévu.

En effet, l’IFI ne devrait plus concerner que 150 000 contribuables, contre 350 000 pour l’ISF.

Les premières projections effectuées par le Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (Cerphi) laissaient en effet craindre une baisse de 60 % des dons. Soit un manque à gagner de plus 160 millions d’euros sur les 273 millions d’euros de dons ISF enregistrés en 2017. […]

Mais, d’après les enquêtes effectuées par cet organisme, 58 % des anciens donateurs ISF ne se décideront vraisemblablement qu’en fin d’année. Ils pourraient décider d’affecter une partie des économies d’impôt qu’ils vont réaliser — grâce à la suppression de l’ISF et à la mise en place du prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus financiers — à des dons ouvrant droit à la réduction d’impôt sur le revenu.

Ce rattrapage pourrait donc limiter les dégâts. Selon cet organisme, le manque à gagner pour le secteur se situerait alors entre 80 millions et 100 millions, au lieu des 160 millions d’euros initialement annoncés. Seule ombre au tableau : la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu pourrait déstabiliser une partie des donateurs potentiels !

Par Nathalie Cheysson-Kaplan

Lire l’article dans son intégralité

Source : https://www.lemonde.fr/

 

Mai 25

Veille – Values and Vision : Perspectives on Philanthropy in 21st Century China

Ce rapport intitulé « Values and Vision : Perspectives on Philanthropy in 21st Century China » a été écrit par Paula D. Johnson et Tony Saich, au sein du Ash Center for Democratic Governance and Innovation de la John F. Kennedy School of Government d’Harvard University.

Il s’agit d’une étude exploratoire de la philanthropie des très riches citoyens chinois. Faisant le constat d’un nombre croissant d’entrepreneurs fortunés qui s’engagent dans des activités philanthropiques en Chine, le rapport explore le contexte économique et politique dans lequel la philanthropie évolue dans ce pays ; les motivations philanthropiques, les aspirations et les priorités de quelques philanthropes parmi les plus engagés ; et les défis et opportunités pour augmenter l’engagement philanthropique et son impact en Chine.

La philanthropie en Chine est aujourd’hui en pleine expansion et évolution. Ses origines et les motivations des nouveaux philanthropes du pays s’enracinent profondément dans les valeurs chinoises traditionnelles, mais il y a également une volonté d’emprunter aux pratiques et stratégies philanthropiques occidentales. Les investissements philanthropiques privés se concentrent sur quelques thèmes, avec l’éducation comme priorité.

De nouvelles initiatives philanthropiques enthousiasmantes sont apparues en Chine, s’appuyant sur les avancées remarquables en matière d’innovations technologiques du pays. La loi sur les associations de 2016 a été une étape importante pour donner plus de légitimité au secteur philanthropique et pour favoriser sa croissance, en accord avec les priorités du gouvernement.

> Télécharger l’étude

Source : Ash Center for Democratic Governance and Innovation

 

Mai 25

Veille – China Global Philanthropy Institute

Introduction au rapport sur les 100 plus grandes familles philanthropes dans le monde

Le China Global Philanthropy Institute (CGPI), en quelque sorte le CerPhi chinois, a été fondé par cinq capitaines d’industrie américains et chinois : Bill Gates, Ray Dalio, Niu Gensheng, He Qiaonyu and Ye Qingjun.

L’institut s’intéresse à trois thèmes de recherche :

La philanthropie familiale chinoise à l’instar des grandes familles philanthropiques comme les Rockefeller aux Etats-Unis, ou les Rothschild en France.

La philanthropie financière, soutenue par les pouvoirs publics.

L’activité philanthropique des ONG, associations chinoises et étrangères.

Le China Global Philanthropy Institute se veut une passerelle entre la philanthropie chinoise et étrangère. Des rencontres ont déjà eu lieu avec le secteur philanthropique européen en Allemagne et à Bruxelles.

Le CGPI a publié en décembre 2016, un rapport sur les 100 plus grandes familles philanthropes dans le monde. Télécharger la synthèse en français réalisée par le CerPhi.

Une des principales analyses porte sur la répartition régionale des 100 plus grandes familles philanthropes dans le monde :

Continents

Nombre de familles

Détails

Amérique

35

US : 32 ; Canada : 2 et Mexico : 1

Asie

37

Chine : 24 (incluant 6 à Hong Kong , 3 à Taiwan) Japon : 4 ; Arabie Saoudite : 3 ; Singapour : 2 ; Inde : 2 ; Thaïlande : 1 et Philippines : 1

Europe

21

Royaume Uni : 6 ; Russie : 5 ; Allemagne : 4 ; France : 1 ; Suisse : 1 ; Suède : 1 Norvège : 1 ; Finlande (origine Russe) : 1 ; Grèce : 1

Océanie

5

Australie : 5

Afrique

2

Afrique du Sud : 1 ; Nigeria : 1

Ce palmarès est, on le comprendra, corrélé à la répartition des richesses dans le monde. Mais le poids que représentent en valeur absolue les grandes familles philanthropiques américaines domine largement ce classement.

Statistiquement, la fortune de ces 100 familles s’élève à 1 000 milliards de dollars. Le montant donné ou promis est de 356 milliards de dollars, autant que l’ensemble des dons effectués annuellement aux Etats-Unis et 22 fois le montant annuel des dons en Chine.

Enfin, les chinois pèsent 13 % de cet agrégat avec 45 milliards de dollars.

Les secteurs d’affectation sont les suivants :

SecteursProportion des familles
Education82%
Culture, art et sport43%
Recherche médicale41%
Recherche Scientifique26%
Social26%
 Aide aux populations25%
Développement durable23%
Réduction de la pauvreté19%
Urgences, catastrophes naturelles12%

De nombreux autres enseignements peuvent être tirés de cette étude (détaillés dans la synthèse téléchargeable au bas de cet article) mais le point saillant des principales conclusions est que l’inspiration philanthropique chinoise est, elle aussi, tirée du Gospel of Wealth : « redonner à la société ce qui a été reçu à titre individuel pour rendre le monde un peu meilleur ».

Pour en savoir sur le CGPI : http://en.cgpi.org.cn/auto/index.html

> Télécharger la synthèse du rapport en français

 

Mai 22

Veille – Global Philanthropy Environment Index 2018

L’Indiana University Lilly Family School of Philanthropy a publié le 30 avril dernier le Global Philanthropy Environment Index 2018 (GPEI), dont la dernière édition datait de 2015 (sous le nom d’Index Philanthropic Freedom, réalisé par l’Institut Hudson).

Il s’agit du rapport le plus complet au niveau mondial sur l’état de la philanthropie dans le monde et sur les facteurs qui encouragent ou freinent son succès. Son objectif est de fournir aux décideurs politiques, aux dirigeants du secteur non marchand, aux entreprises et au grand public des informations claires sur l’environnement global de la philanthropie.

Grâce aux contributions de plus de 100 pays et d’experts régionaux, le GPEI évalue 79 économies sur une échelle de 1 à 5 à travers cinq facteurs mesurant la facilité avec laquelle les organisations philanthropiques fonctionnent, aussi bien au sein des pays qu’à l’étranger. Le rapport vise à faciliter les collaborations entre gouvernements, secteur marchand et organisations caritatives et à aider à la prise de décisions sur les actions qui pourraient rendre plus favorable l’environnement philanthropique.

Le GPEI 2018 révèle que bien que les conditions réglementaires régissant la philanthropie aient été améliorées dans six des onze régions étudiées par rapport à 2015, l’environnement philanthropique est resté restrictif dans environ 40% des pays et économies évalués.

L’environnement politique représente un sérieux défi pour l’activité philanthropique, avec le score moyen le plus bas des cinq facteurs étudiés. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont les scores les plus faibles dans ce domaine parmi les onze régions étudiées, suivis par l’Afrique Subsaharienne et l’Amérique Latine.

Les économies ayant les environnements philanthropiques les plus favorables sont celles qui ont les indicateurs économiques, comme le PIB par habitant, les plus élevés.

Il est également important de noter que les crises migratoires et les catastrophes climatiques ont beaucoup influencé le paysage philanthropique entre 2015 et 2018, avec une hausse des besoins et de la mobilisation des donateurs.

> Pour en savoir plus sur le GPEI
> Télécharger la synthèse et le rapport complet

 

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