Le Cerphi

Le premier institut d’étude et de recherche français dédié depuis 2004 à l’étude de la philanthropie.

Notre expertise concerne tous les domaines de la philanthropie : marketing et communication des associations et des fondations / anticipation des tendances / innovation en fundraising / sociologie de la solidarité.

Au croisement de ces études et recherches, nous entretenons une réflexion permanente sur les évolutions de la philanthropie et ses impacts sur le tissu social.

Oct 11

Le CerPhi dans les médias – Bill Gates, Elon Musk, Mark Zuckerberg : pourquoi ils décident de dépenser des milliards – Un article du JDD

Dans cet article publié sur le site du JDD, Antoine Vaccaro, président du CerPhi, commente la quasi absence de grands donateurs français dans le « Giving Pledge » et l’écart important entre les dons consentis par les grandes fortunes américaines et les françaises.

Le sujet est remis sur le devant de la scène alors que s’est déroulée à Lyon en ce mois d’octobre 2019 une collecte de fonds en faveur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont la fondation Bill et Melinda Gates est un contributeur important avec près de 2 milliards de dollars donnés à cet organisme.

Avec 45 milliards de dons octroyés à des organisations caritatives depuis sa création en 1994, la Fondation Bill et Melinda Gates a battu des records dans ce domaine. Mais Bill Gates a aussi encouragé, avec le milliardaire Warren Buffet, d’autres milliardaires à en faire de même en lançant le « Giving Pledge » en 2010. Les milliardaires qui y adhèrent s’engagent à donner la moitié de leur fortune à des organismes caritatifs. Aujourd’hui, 200 personnes en font partie, dont seulement un Français. Antoine Vaccaro explique le décalage qui existe entre l’engagement philanthropique des milliardaires américains notamment et celui des grandes fortunes françaises par des facteurs culturels et éthico-religieux.

« En France, ce n’est pas considéré comme normal qu’un particulier porte un intérêt qui devrait l’être par l’Etat. (…) Contrairement au protestantisme américain, la tradition catholique française ne valorise pas l’accumulation de richesse. »

Les cas de milliardaires réalisant des dons (ou promesses de dons) colossaux se sont multipliés ces dernières années (à l’instar de Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Jeff Bezos). D’après Antoine Vaccaro, leur objectif est de laisser leur marque en soutenant des causes qui leur tiennent à coeur. Mais en faisant des dons colossaux pour ces causes choisies plutôt que d’autres, ces « despotes philanthropiques éclairés » imposent leur vision et un certain pouvoir sur des sujets d’intérêt général.

> Lire l’article

Source : https://www.lejdd.fr/

Sep 27

Le CerPhi dans les médias – Dons : « L’aide au tiers-monde devient le parent pauvre de la générosité », un article du Parisien

Antoine Vaccaro, Président du CerPhi

Dans cette interview réalisée par Le Parisien, Antoine Vaccaro, président du CerPhi, analyse l’augmentation des dons en faveur de la protection des animaux et de l’environnement.

Il explique qu’aujourd’hui les causes environnementale et animale mobilisent les donateurs français de manière importante, au détriment cependant d’autres causes nationales et internationales, car leur budget dédié aux dons n’est pas extensible et ils doivent donc arbitrer entre différentes causes. Ainsi, l’augmentation du soutien à la protection de l’environnement et aux animaux est contrebalancée par plus de difficultés à mobiliser pour d’autres causes, telles que les urgences humanitaires.

Cette mobilisation croissante pour la protection des animaux et de l’environnement s’explique par une mise en avant de plus en plus importante des enjeux dans ces domaines au cours des dernières semaines.

Il se crée une indignation qui conduit les Français à mettre la main au porte-monnaie. C’est très classique dans l’histoire de la générosité : à chaque fois qu’on a révélé au grand public une situation insupportable ou injuste, l’impact sur les dons a été immédiat.

Antoine Vaccaro ne manque pas de rappeler que la générosité est marquée par différentes phases où une cause en particulier mobilise davantage que les autres : la solitude des personnes âgées dans les années 1960, puis le handicap, la recherche médicale, l’aide au tiers-monde, la lutte contre la pauvreté. Il rappelle qu’entre 1970 et 2000, l’environnement était la cause la moins mobilisatrice.

Aujourd’hui, le temps de la flore et la faune est venu.

Un point positif est la mobilisation des jeunes sur ces sujets, amorçant peut-être un engagement futur plus large, englobant d’autres causes.

> Lire l’interview
> Au sujet de l’augmentation des dons en faveur des causes animale et environnementale : « Générosité : on donne de plus en plus pour la planète et les animaux »

Source : Le Parisien

Sep 13

Veille – Un MOOC sur les nouveaux modèles économiques des associations

L’Essec Business School et Le Rameau, laboratoire d’innovations partenariales, ont coproduit un MOOC intitulé « Nouveaux modèles économiques des associations », disponible sur la plateforme Coursera.

Ce MOOC, destiné aux associations, doit leur permettre de comprendre et de se familiariser avec les possibilités d’hybridation de leur modèle économique dans le but de pérenniser leur action et de maximiser leur impact social dans le temps.

Il se compose de 4 modules, replaçant d’abord le sujet dans son contexte (module 1 – définitions et enjeux), présentant les leviers d’hybridation (module 2) et la méthodologie à adopter pour faire évoluer son modèle économique (module 3), et expliquant enfin comment se faire accompagner (module 4).

Ce MOOC s’appuie sur le témoignage de plus de 20 dirigeants de structures associatives d’intérêt général, ainsi que sur l’apport académique de l’ESSEC et les travaux du Rameau.

Information et inscription

Sep 06

Veille – « Santé et philanthropie », rapport du Réseau des fondations travaillant pour le développement de l’OCDE

Le Réseau des fondations travaillant pour le développement de l’OCDE (OECD Network of foundations working for development) au sein du « Development Center » de l’OCDE, a publié en 2019 une note stratégique intitulée : « Santé et philanthropie. Exploiter de nouvelles approches pour améliorer l’accès à des soins de santé de qualité. » Ce rapport analyse le soutien des fondations à la santé et à la santé reproductive dans les pays en développement et leur manière d’innover dans ces domaines.

Il s’appuie sur les données issues du rapport de l’OCDE sur les fondations privées au service du développement. Cette enquête auprès de plus de 140 fondations avait révélé que la santé et la santé reproductive étaient les domaines les plus soutenus par les fondations privées.

Cette note stratégique s’intéresse également, à travers des études de cas, à deux nouvelles approches : la finance innovante et la santé numérique.

Principaux enseignements :

  • Avec une contribution de 12,6 milliards de dollars, entre 2013 et 2015, les fondations se sont classées au troisième rang des sources de financement de la santé et de la santé reproductive, derrière les États-Unis et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
  • La Fondation Bill et Melinda Gates a apporté 72% du financement privé lié à la santé. Même en mettant de côté cette contribution, la santé reste le secteur le plus financé par les fondations privées.
  • En 2013-2015, l’Afrique et l’Asie ont attiré la plupart des dons liés à la santé, visant principalement la lutte contre les maladies infectieuses.
  • Face à la complexification des défis mondiaux en matière de santé, les fondations explorent des moyens moins conventionnels pour financer et fournir des soins de santé dans les pays en développement :
    • des fondations innovantes expérimentent de nouveaux outils financiers capables de débloquer davantage de ressources, de soutenir la recherche, d’optimiser la gestion des ressources et des dépenses sur le terrain et de supprimer certains obstacles financiers aux soins de santé ;
    • certaines financent le développement d’outils technologiques au service de la santé et des systèmes de santé.
  • Au final, utiliser de nouvelles approches pour financer et fournir des soins de santé exige des financements à long terme, et donc des cycles de financement plus longs. Ceux-ci permettraient aussi de renforcer les capacités des acteurs locaux. Les entreprises privées, notamment les sociétés d’investissement et les opérateurs de réseaux mobiles, apparaissent comme des partenaires essentiels pour accroître la réserve de capitaux dans le domaine de la santé et développer des stratégies numériques de santé.


Source : OECD netFWD

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