Antoine Vaccaro Président du CerPhi – sept. 2026
Prolongement de la lecture de « Démographie, la bombe tranquille » de Thibault Prébay et de l’article « La grande transmission : une opportunité historique pour l’intérêt général » publié dans Défis Humanitaires le 23 septembre 2025, la présente version distingue plus nettement les données observées, les projections démographiques et les scénarios stratégiques.
Avertissement méthodologique et juridique
Ce document n’est ni un conseil juridique ou fiscal personnalisé, ni une prévision de collecte. Les règles civiles et fiscales doivent être appréciées selon la situation familiale, la composition du patrimoine, l’existence d’héritiers réservataires, la rédaction du testament ou de la clause bénéficiaire et le statut exact de l’organisme gratifié. Tous les organismes sans but lucratif ne disposent pas de la même capacité à recevoir des donations ou des legs, ni des mêmes exonérations de droits. L’intervention d’un notaire et, selon les cas, d’un assureur, d’un avocat ou d’un conseil patrimonial, demeure indispensable.
Les chiffres relatifs à la « grande transmission » sont des ordres de grandeur construits à partir de sources qui n’emploient pas toujours le même périmètre : patrimoine brut ou net, successions seules ou ensemble des transmissions, montants fiscaux déclarés ou flux économiques reconstitués. Les calculs présentés ci-dessous sont donc des exercices de sensibilité. Ils éclairent un potentiel ; ils ne le garantissent pas.
1. Le socle démographique : la transmission devient un fait économique majeur
Un stock patrimonial considérable, concentré aux âges de la transmission
Fin 2024, le patrimoine net des ménages français atteignait 14 953 milliards d’euros. L’immobilier représente 61 % du patrimoine brut moyen des ménages ; pour la moitié supérieure de la distribution, hors 10 % les mieux dotés. Cette part avoisine 70 %. Le sujet successoral français est donc, pour une large part, un sujet immobilier autant que financier. (1)(2)
Le patrimoine suit en outre un profil d’âge très marqué. En 2024, les ménages dont la personne de référence a entre 50 et 79 ans détenaient 61 % de la masse totale du patrimoine, alors qu’ils représentaient 50 % des ménages. Le patrimoine brut moyen atteint son maximum autour de 60 ans, se stabilise, puis ne diminue sensiblement qu’au-delà de 75 ans. La génération qui entre dans les âges élevés ne se présente donc pas seulement comme une génération nombreuse : elle est aussi dépositaire d’un stock d’actifs historiquement élevé. (2)
Cette accumulation doit être rapprochée du « retour de l’héritage ». Selon le Conseil d’analyse économique, la fortune héritée représenterait désormais environ 60 % du patrimoine total, contre 35 % au début des années 1970. Il ne s’agit pas de dire que chaque patrimoine est majoritairement hérité, mais que, à l’échelle agrégée, la transmission redevient l’un des déterminants structurants de la richesse privée. (3)
Près de 9 100 milliards d’euros susceptibles de changer de mains entre 2025 et 2040
Dans son rapport sur la « grande transmission », la Fondation Jean-Jaurès estime à 9 059 milliards d’euros le flux cumulé de patrimoine transmis en France entre 2025 et 2040. Son scénario fait passer le flux annuel d’environ 464 milliards d’euros en 2025 à 677 milliards en 2040. Cette estimation n’est pas une statistique officielle constatée : elle résulte d’une modélisation fondée sur l’évolution du patrimoine, de la mortalité et de la part du flux successoral dans le PIB. Elle constitue néanmoins un repère de prospective cohérent avec les travaux de long terme sur le retour de l’héritage. (4)
La thèse centrale peut donc être énoncée simplement : même si les comportements individuels de transmission ne changeaient pas, le volume de patrimoine appelé à circuler augmenterait fortement. Pour les organisations privées dédiées à l’intérêt général, la première source de croissance potentielle n’est pas encore une conversion culturelle, c’est l’augmentation mécanique de la base patrimoniale transmise.
On hérite plus tard. La fonction sociale de l’héritage se transforme
L’âge moyen des héritiers est aujourd’hui d’environ 50 ans, contre 30 ans au début du XXe siècle. Parallèlement, les donations entre vifs représentent désormais près de la moitié des transmissions, signe que les familles cherchent déjà à corriger ce décalage temporel en anticipant. (3)
Cette évolution modifie la signification économique de l’héritage. Reçu à 30 ans, il pouvait financer l’installation, le logement ou l’éducation des enfants. Reçu à 50, 60 ans ou davantage, il arrive fréquemment après la constitution du patrimoine propre de l’héritier. Il ne devient pas pour autant inutile, les situations sociales, sanitaires et familiales restent très diverses, mais une fraction peut être perçue comme moins indispensable à la sécurité immédiate du bénéficiaire. C’est dans cet espace, qui n’est ni automatique ni uniforme, que peut s’inscrire une transmission partagée avec l’intérêt général.
2. Quatre dynamiques susceptibles d’élargir le potentiel philanthropique
La « bosse boomer » : davantage de testateurs, davantage d’actifs à arbitrer
Les générations nombreuses nées après 1945 entrent progressivement dans la phase où s’organisent les transmissions. L’effet est quantitatif, mais aussi qualitatif : le patrimoine est souvent composite, avec une forte composante immobilière, des contrats d’assurance-vie et parfois des actifs professionnels. Cette complexité crée des besoins d’arbitrage, de liquidation et d’affectation que les organisations capables de recevoir et de gérer des libéralités peuvent accompagner.
L’hypothèse, défendue notamment par Thibault Prébay, d’une fragilisation démographique de certains marchés immobiliers hors zones très attractives doit toutefois rester présentée comme une lecture prospective et territorialisée, non comme une loi générale. Un actif immobilier peut être recherché, stable ou déprécié selon son emplacement, sa qualité et la conjoncture. L’enjeu pour les organisations privées dédiées à l’intérêt général n’est donc pas de promettre une supériorité systématique du legs immobilier, mais de disposer de la compétence pour expertiser, conserver ou réaliser un bien sans dénaturer la volonté du testateur.
Des héritiers plus âgés. De la transmission intégrale à la transmission choisie
Le vieillissement des héritiers ouvre trois arbitrages : transmettre par anticipation aux descendants, favoriser, dans le respect de la réserve héréditaire, une génération plus jeune ou affecter une fraction du disponible à une cause. La philanthropie ne remplace pas la famille. Elle peut devenir un troisième terme entre la conservation du patrimoine et sa seule transmission privée.
Le saut de génération doit être décrit avec précision. En donation, un petit-enfant bénéficie en principe d’un abattement spécifique de 31 865 euros par grand-parent, renouvelable sous conditions de délai ; des exonérations supplémentaires peuvent exister pour certains dons familiaux de sommes d’argent. En succession, le petit-enfant ne bénéficie de l’abattement de 100 000 euros attaché à la ligne parent-enfant que s’il vient par représentation d’un parent prédécédé ou renonçant. Hors représentation, la fiscalité peut donc être sensiblement moins favorable. (9)
Les transmissions indirectes. Une forte asymétrie fiscale, sans extrapolation démographique abusive
Il serait excessif d’affirmer, faute de série robuste, que les successions sans descendance directe vont nécessairement croître mécaniquement à court terme. Le Conseil d’analyse économique rappelle même que la part historique des successions en ligne indirecte a diminué avec l’allongement de la vie conjugale et la présence plus fréquente d’héritiers directs. En revanche, lorsqu’une transmission s’effectue effectivement vers des collatéraux éloignés ou des personnes sans lien de parenté, la différence fiscale est considérable : 55 % jusqu’au quatrième degré inclus et 60 % au-delà ou entre non-parents, après des abattements souvent faibles. (3)(9)
C’est dans ces configurations et seulement après simulation notariale, que le legs à une organisation exonérée, éventuellement assorti de legs particuliers nets de frais et de droits au profit de proches, peut produire un résultat plus efficient qu’une transmission directe intégralement taxée. Cette technique n’est ni universelle ni automatique, elle dépend de la quotité disponible, de la rédaction testamentaire, de l’habilitation et de l’exonération de l’organisation, ainsi que de la structure exacte de la succession. (9).
La baisse récente de la fécondité à 1,56 enfant par femme en 2025, renforce à long terme le contexte de générations moins nombreuses, mais son effet sur les successions de 2025-2040 ne doit pas être surinterprété. Celles-ci concernent d’abord des familles constituées plusieurs décennies auparavant. (10)
Transmettre, c’est aussi laisser une trace
La fiscalité n’épuise pas le sens de la libéralité. La psychologie du vieillissement emploie le terme de « générativité » pour désigner le désir de contribuer aux générations futures, de prolonger une œuvre et d’inscrire ses valeurs au-delà de sa propre existence. Les recherches sur la générativité à l’âge avancé montrent que la volonté de laisser un héritage symbolique et social peut transformer la personne âgée de simple détentrice d’actifs en actrice d’une continuité collective. (11)
Cette dimension est décisive pour les organisations privées dédiées à l’intérêt général. Un legs n’est pas seulement un reliquat patrimonial optimisé, il est souvent la dernière formulation d’une fidélité à une cause, à une institution, à une expérience de vie, à une communauté ou à une conception du monde. La grande transmission ne deviendra une ressource d’intérêt général que si les organisations savent accueillir cette intention existentielle avec autant de sérieux qu’elles traitent l’acte juridique.
3. Calculer le potentiel
Le ratio observable se situe autour de 0,3 %
En 2022, les libéralités et assurances-vie reçues par les organismes d’intérêt général ont représenté 1,271 milliard d’euros : 69 % provenaient de legs et 30 % d’assurances-vie. Ce montant avait progressé en moyenne de 5 % par an depuis 2005. (5)
Le rapprochement avec le flux annuel de patrimoine transmis impose cependant une correction importante. Rapporté à un flux d’environ 400 milliards d’euros, ordre de grandeur contemporain retenu par la Fondation Jean-Jaurès, le montant de 1,271 milliard d’euros correspond à 0,32 %. Rapporté aux 464 milliards projetés pour 2025, il représente 0,27 %. Compte tenu des différences de date et de périmètre, il est raisonnable de retenir un ratio apparent arrondi de 0,3 %. Le ratio de 0,7 % ne doit donc plus être présenté comme le statu quo. Il devient un scénario de conquête, déjà ambitieux mais concevable. (4)(5)
Cette rectification réduit le point de départ, mais elle ne détruit pas la perspective. Au contraire, elle rend le raisonnement plus solide. Le potentiel ne repose plus sur un ratio initial surestimé, mais sur la possibilité de faire progresser une part aujourd’hui très faible du patrimoine transmis vers l’intérêt général.
Pourquoi 0,3 % n’est pas une fatalité
Plusieurs indicateurs montrent qu’une marge de progression existe, sans permettre d’en déduire mécaniquement un taux futur :
• Une enquête France générosités/L’ObSoCo publiée en 2020 indiquait que 9 % des plus de 50 ans envisageaient de transmettre une partie de leur patrimoine à une association ou à une fondation. Elle montrait aussi des déficits d’information : 16 % des répondants ignoraient la possibilité du legs à un OSBL et 19 % celle de la désignation bénéficiaire en assurance-vie. (6)
• Le baromètre OpinionWay/Testament Solidaire de 2024 concluait que 10 % des Français avaient prévu, envisageaient ou pourraient envisager un legs. 4 % déclaraient l’avoir prévu, proportion ramenée à 2 % parmi les 55 ans et plus. Les enquêtes ne sont pas directement comparables, mais elles confirment un écart entre intérêt déclaré, intention et formalisation. (7)
• L’assurance-vie représente un gisement patrimonial majeur. Son encours atteignait 2 162 milliards d’euros fin juin 2026. Or elle comptait déjà pour 30 % des libéralités et assurances-vie reçues en 2022, contre 24 % en 2013. La désignation d’un OSBL comme bénéficiaire peut être simple dans son principe, mais exige une clause correctement rédigée et régulièrement actualisée. (5)(8)
• La planification testamentaire reste partielle. 17 % des Français déclaraient en 2024 avoir déjà fait un testament et 38 % envisager de le faire. Le potentiel philanthropique dépend donc aussi de la diffusion d’une culture de l’anticipation, pas seulement de la richesse disponible. (7)
• La confiance est un déterminant central. Dans l’étude de 2020, 59 % des personnes envisageant une transmission ou encore indécises citaient la confiance dans les organisations comme un frein possible. Le potentiel financier sera donc capté par les acteurs capables de démontrer durée, gouvernance, transparence et fidélité à l’affectation. (6)
Enfin, l’impôt successoral est fortement contesté dans l’opinion. En avril 2024, 77 % des personnes interrogées par Odoxa le jugeaient « injustifié ». Cette perception peut favoriser la recherche de solutions exonérées, mais elle ne se convertit pas spontanément en générosité. Une organisation ne peut durablement fonder son discours sur le seul évitement de l’impôt ; elle doit proposer une destination positive, intelligible et digne de confiance. (12)
Scénarios de captation appliqués aux 9 059 milliards d’euros projetés pour 2025-2040
Les scénarios suivants ne sont pas des prévisions. Ils répondent à une question de sensibilité : quelle ressource cumulative serait orientée vers les organisations privées dédiées à l’intérêt général si leur part apparente dans le patrimoine transmis progressait ?
Scénario Ratio de captation Montant cumulé 2025-2040
Socle apparent actuel 0,3 % <=>27 milliards €
Mobilisation progressive 0,5 % <=>45 milliards €
Ambition stratégique 0,7 % <=>63 milliards €
La correction du ratio modifie donc la lecture du chiffre de 63 milliards d’euros. Ce n’est plus la simple reconduction des comportements actuels, mais le résultat d’un passage d’environ 0,3 % à 0,7 % du flux transmis. Autrement dit, il faudrait un peu plus que doubler la part apparente captée par les organisations d’intérêt général. Cette ambition est exigeante ; elle n’est pas déraisonnable au regard de la faiblesse du point de départ, de la progression historique des libéralités et de l’écart persistant entre intention, information et formalisation.
La même lecture en flux annuel
Ratio 2025 / Flux projeté 464 Md€ 2040 / Flux projeté 677 Md€
0,3 % <=>1,4 Md€/an <=>2,0 Md€/an
0,5 % <=>2,3 Md€/an <=>3,4 Md€/an
0,7 % <=>3,2 Md€/an <=>4,7 Md€/an
Même au ratio apparent de 0,3 %, l’effet de volume porterait théoriquement la ressource annuelle d’environ 1,4 milliard en 2025 à 2 milliards en 2040. À 0,7 %, elle approcherait 4,7 milliards par an en 2040. Le véritable enjeu stratégique n’est donc pas de choisir entre démographie et conversion. La croissance potentielle résulte de leur combinaison.
4. De la manne théorique à la ressource réelle : les conditions de la conversion
Aucun choc démographique ne se transforme de lui-même en ressource philanthropique. La grande transmission ne profitera aux organisations privées dédiées à l’intérêt général que si celles-ci se dotent d’une politique de long terme. Cinq conditions paraissent déterminantes :
• Faire de la transmission une relation, non une campagne. La décision se prépare souvent sur plusieurs années. Elle suppose pédagogie, disponibilité, écoute et continuité des interlocuteurs.
• Parler assez tôt. Une stratégie exclusivement tournée vers les personnes très âgées intervient trop tard. Les enquêtes situent la réflexion patrimoniale et la décision potentielle dès la cinquantaine, parfois bien avant la formalisation.
• Créer une alliance de confiance avec les prescripteurs. Notaires, assureurs, banquiers privés, conseillers en gestion de patrimoine et avocats ne doivent pas devenir des vendeurs de causes, mais des tiers capables d’informer loyalement sur l’existence d’une option philanthropique.
• Savoir recevoir autre chose que des liquidités. Immobilier, valeurs mobilières, œuvres, entreprises, contrats d’assurance-vie ou biens affectés exigent une gouvernance, des procédures de conformité et une compétence de réalisation que toutes les structures ne possèdent pas encore.
• Prouver la durée. Le testateur engage une confiance qui devra être honorée lorsqu’il ne sera plus là pour la contrôler. La clarté du projet, la qualité des comptes, la stabilité institutionnelle et le respect des volontés sont donc les véritables actifs de la collecte de libéralités.
À ces conditions, la philanthropie peut devenir l’une des institutions économiques de la société vieillissante, non un substitut à la solidarité publique, ni une captation opportuniste de patrimoines privés, mais un mécanisme volontaire par lequel une partie de la richesse accumulée au cours d’un cycle de vie est rendue à la société et projetée vers l’avenir.
Conclusion : La grande transmission comme moment de choix collectif
Le choc démographique français comporte une certitude et plusieurs inconnues. La certitude est celle du volume. Des milliers de milliards d’euros changeront de mains au cours des quinze prochaines années. Les inconnues concernent leur destination, leur calendrier exact, leur valorisation et la part qui sera consommée, conservée, transmise aux familles, taxée ou affectée aux causes d’intérêt général.
La captation apparente actuelle se situe autour de 0,3 % du flux transmis. Dans cette grille, 27 milliards d’euros constituent l’ordre de grandeur associé au maintien du ratio. 63 milliards correspondent à une ambition de 0,7 %, c’est-à-dire à un peu plus qu’un doublement de la part orientée vers des associations, fondations et fonds de dotation.
La question n’est donc pas de savoir si la grande transmission aura lieu. Elle a commencé. La question est de savoir si les associations, fondations et fonds de dotation, les professionnels du patrimoine et les pouvoirs publics sauront offrir aux citoyens une possibilité claire, sûre et désirable de transformer une part de leur héritage privé en héritage commun.
Sources principales :
(1)Insee Première n° 2081. Le patrimoine économique national en 2024, 6 novembre 2025. Source en ligne. Patrimoine net des ménages : 14 953 Md€ fin 2024.
(2)Insee Focus n° 371. Les montants de patrimoine détenus par les ménages en 2024, 9 décembre 2025. Source en ligne. Répartition par âge, composition du patrimoine et poids de l’immobilier.
(3)Conseil d’analyse économique, note n° 69. Repenser l’héritage, décembre 2021. Source en ligne .Part de la fortune héritée, âge moyen des héritiers, donations et fiscalité des lignes indirectes.
(4)Fondation Jean-Jaurès. Face à la « grande transmission », l’impôt sur les grandes successions, novembre 2024. Source en ligne .Projection de 9 059 Md€ transmis entre 2025 et 2040 ; flux annuel de 464 à 677 Md€.
(5)France générosités et Fondation de France. Panorama national des générosités 2024, décembre 2024. Source en ligne 1,271 Md€ de libéralités et assurances-vie en 2022 ; répartition legs/assurance-vie.
(6)France générosités / L’ObSoCo. Étude sur les libéralités et les intentions des Français, novembre 2020. Source en ligne Intentions des plus de 50 ans, information, motivations et freins.
(7)OpinionWay pour Testament Solidaire. Les Français, le testament et le legs, janvier 2024. Source en ligne .Pratique testamentaire et dispositions envisagées en faveur d’une cause.
(8)France Assureurs. Assurance-vie .résultats de juin 2026, 30 juillet 2026. Source en ligne .Encours de 2 162 Md€ fin juin 2026.
(9)Service-Public.fr, BOFiP et Légifrance. Droits de succession, donations, legs aux associations et article 795 du CGI, règles consultées au 3 août 2026. Source en ligne .Barèmes, abattements, capacité et exonérations ; la loi de finances pour 2026 n’a pas modifié les barèmes successoraux.
(10)Insee Première n° 2087. Bilan démographique 2025, janvier 2026. Source en ligne .Indicateur conjoncturel de fécondité : 1,56 enfant par femme en 2025.
(11)Ageing & Society. Older age as a time to contribute : a scoping review of generativity in later life, 2021. Source en ligne .Cadre conceptuel de la générativité et de la contribution aux générations futures.
(12)Odoxa pour Challenges. Les Français, l’héritage et les droits de succession, 25 avril 2024. Source en ligne .77 % des répondants jugent les droits de succession injustifiés.
Note sur le ratio de captation : Le ratio de 0,3 % résulte d’un rapprochement d’ordres de grandeur entre le montant 2022 des libéralités et assurances-vie et un flux annuel de transmissions évalué entre 400 et 464 Md€. Les périmètres ne sont pas parfaitement homogènes. Ce ratio doit être lu comme un indicateur apparent, non comme une part de marché statistiquement certifiée.